Je pense que, passées les Législatives 2024, la nommination de @MichelBarnier au poste de 1er ministre était déjà dans les tuyaux. Ce qui depuis sa nomination n’a été soulevé nulle part et qui pourtant pour plusieurs raisons n’aurait rien d’étonnant. D’abord à certains égards, et quand bien même ceci ne le serait qu’en trompe-l’oeil, c’est un coup réussi pour Macron. Ce pour répondre à un effet catharsis dont il avait grand besoin pour faire oublier les 50 interminables jours de flottement de l’exécutif rappelant avec une odeur de naphtaline les « heures » et malheurs de la 4e République. Coup réussi aussi l’air de rien (chose qui semblera incroyable à l’heure où l’idée d’une union des droites victorieuse s’annoncerait possible en 2027) afin entre autre de ressouder à gauche ce qui pourra l’être dans les mois qui suivent autour d’un courant plus monobloc, moins nupéssien et à forme donc de coalitions en vue de constituer une alliance au moins sur un point entre ce courant et le bloc centriste; c-à-dire une force alliant une macronie loin de s’être évanouï et une sainte horreur de la droite des coalisants de gauche: une force qui ne reste qu’à chauffer à blanc contre la perspective d’une victoire possible d’une Union des droites. Une fusion de ces 2 blocs dont les droites ne se relèveraient pas de si tôt et que la réunion des conditions qui la permettent est très réalisable. Même contre toute attente sur laquelle compte beaucoup Macron et son proche entourage. Surtout au moment où le pouvoir se durcit sans que personne ne s’en inquiète plus ça. Rien en effet ne serait plus facile dans un contexte politique, tant soit peu de retour, d’Union de la gauche, de fonctionner sur cet air du temps par décrets dont les effets sont similaires à ceux de la loi, et pour certains d’entre eux sont applicables sectoriellement et même individuellement. Le point faible de la macronie, étant avant tout un manque de soutien populaire. Or, un retour en force de la gauche contre des ambitions droitières trop marqué ne pourrait se passer du bloc-central pour la faire capoter comme sait le faire depuis des décennies le pouvoir en place. Et faute de pouvoir espérer mieux, elle se contentera comme merle pour suppléer au manque de grive en la matière de réactiver en s’y prenant assez tôt une énième et implacable rediabolisation du RN dans la dernière ligne droite électorale en 2027: une de celles que peut abondament réveiller sans peine la perspective d’une victoire possible d’une Union des droites très marquée comme « extrême droite »de ce côté-ci de l’échiquier. Comme quoi cette nomination inattendue n’avait rien d’un choix de dernière minute qu’elle s’est voulu être, Michel BARNIER était tout à la fois celui que personne n’attendait mais que tout désignait pour tout ce qu’il incarne d’européiste, de centriste mais aussi de potentiel à jouer des rôles qu’on n’attendraient pas, quand bien on les lui ferait-on jouer bien malgré lui.
E Macron pour qui, trompe-l’oeil de rechef, a besoin pour mener sa barque dans les mois qui viennent et plus si la mayonnaise prenait, il peut dans l’immédiat jouer, surtout aux droites mais pas seulement, la scène du président qui a un genou à terre et au final bluffer tout le monde. La technique dans un 1er temps, consistant, à donner du fil: durant 50 jours après les Législatives il peut faire trainer en simulant une difficulté à toute épreuve, des hésitations que celle-ci conduit aisément à penser, sur une hypothétique question épineuse s’agissant de savoir à qui confier le poste de 1er ministre. Tout au long de ces 50 interminables jours sans 1er ministre, jouant sur les noms de Lucie Castets (une des nombreux candidats possibles au poste), un nom qui revenaient souvent et qu’on faisait renvoyer comme par jeu, par facétie, à celui de Jean Castex, l’un des précédents 1er ministre de Macron,… aussi, ne parlait-on pas, à qui voulait l’entendre, de « casse-tête », pour bien infuser, (quoi d’autre?) dans l’esprit public, sinon lui insuffler une normalité suivant laquelle il faudrait du temps et faire taire ceux qui revoyaient non sans raison à un retour inquiétant de la 5e République à la 4e qui a fait tant parler d’elle au sujet de son instabilité maladive. 1er temps donc de errement pourrait-on dire, auquel à l’inverse succéda un second très bref celui-là, qui fut de la taille d’une manchette digne des faits divers dans un journal local d’annoncer après tout ce temps la nomination de celui qui était désigné d’entrée de jeu et dont on taisait jusque-là le nom pour ainsi mieux faire avaler la pilule sur ce que préparait selon moi réellement ce deux-temps et deux abracadabra pas aussi magiques qu’on voudrait nous le faire espérer. Car et parmi tous les autres aspects qu’il y aurait à développer, tout ceci au bout du compte a comme objectif principal de repasser la main en 2027 au successeur de Macron qui sera le mieux placé pour vaincre d’une manière ou d’une autre encore et toujours tout ce qui peut mettre un frein à la politique menée depuis 50 ans: un art, ne nous y trompons pas, dont la gauche et le centre sont passés experts depuis tout ce temps. Et contre laquelle il faudra beaucoup plus que ceux qui se veulent les ténors qu’ils sont à beaucoup d’égards; mais par qui tout capote toujours, lorsque un corps d’idées, de personnalités a fini par s’imposer, par prendre une forme assez consistante, parce qu’alors on retombe à chaque fois dans le piège du duel logique qui ramène trop à un corpus de pensée fermé, interdisant implicitement toute voix discordante, dissonnante, souvent pour très et trop longtemps; et qui remettrait pourtant sinon l’église au milieu du village, un certain train des choses sur les rails ; ce au grand dam de tout vrai débat démocratique et surtout de vraies synthèses et au final à de vraies solutions,…



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