Le François Hollande avec ses manières d’être et de parler, son allure un peu comique dignes « des personnages les plus étranges de la littérature anglo-saxonne » que décrit Anne-Sophie LETAC dans son article, correspond – je crois – au portrait aussi qu’il veut donner de lui.
C’est le côté maladroit de lui qu’il veut qu’on retienne pour faire oublier le côté plus terrible du technocrate qu’il est avant tout et qui n’était pas arrivé à la tête du pays pendant 5 ans par hasard ou par ambition comme on le pense plus ou moins mais pour atteindre des objectifs très précis qui prépare au quinquennat suivant.
Je crois même qu’il avait tout à fait le profil pour succéder à Sarkozy à qui il n’a pas cessé par retour, indirectement bien sûr, de prêter le flanc pour lui permettre de revenir.
Mais comme ce fut un coup pour rien puisque Sarkozy a été battu non conformément à ce qui – faut pas se leurrer – était prévu très probablement entre eux et au sein de leurs Etats Majors respectifs, il a dû revoir quelque peu ses plans.
Un scénario qui colle bien avec le personnage narcissique et à la fois faussement insignifiant qu’il a réussi à donner de lui, et capable de faire croire qu’il avait pu passer du « Président Normal » d’il y a cinq ans au « non-candidat » actuel par renoncement dû à son indécision ou autre du genre.
La réalité intelligible moins crédible mais cependant plus raisonnable est que, sans Sarkozy aux présidentielles, Fillon ne peut être que son successeur. Avec un duel Fillon-Hollande l’alternance à droite ne se ferait pas comme prévu.
Car c’est ça le dernier objectif qui est dans son viseur.
