ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Ce n’est pas en changeant les élites par d’autres du même cru qu’on sortira de 40 ans de marasme.

C’est en les faisant renoncer à leurs travers, à certains d’entre eux tout au moins, qu’on parviendra à en sortir. Les élites n’étaient pas meilleures en 1900 que sous Napoléon III; mais comme toujours quand leurs prédécesseurs se cassent la figure, tombent dans l’ornière, d’autres du camp d’en face prennent les rênes du pouvoir sur les décombres…

Mais comme aussi les courants émergents peuvent très vite, plus qu’il ne faudrait, s’enraciner durablement dans les organes, rouages de la vie politique, leur champs d’action est verrouillé pour agir ou pour les renverser.

Les changements alors sont trop lents ou se font en basculant d’un excès dans un autre pour retomber toujours dans les mêmes cycles… À cet effet, le système d’alternances qu’on subit depuis 40 ans et dont l’évolution en alterné simultané que E Macron a inauguré en 2017 n’est qu’une aggravation, sont une parfaite illustration de ce à quoi ces dysfonctionnements anciens ont abouti.

Ainsi, il n’y a plus s’il en était de vraie droite ni de vraie gauche. Et, ou le pays est gouverné à gauche quand il devrait l’être à droite ou l’est-il à droite quand il devrait être gouverné à gauche. Alors oui! Mettrons-nous encore 30 ans pour comprendre que ce n’est pas tant en changeant des élites par d’autres qu’on sortira du marasme actuel; c’est en les faisant renoncer à une tendance à l’exagération des principes politiques qui les caractérise depuis trop longtemps quel que soient leur bord et les valeurs qui s’y rattachent


Les on-dit et les non-dits sur la montée de la violence en France

Comme souvent, en matière de grand problème, sommes-nous remontés assez haut dans la chaîne des faits et causes responsables de cette montée en puissance de la violence…

Pour ne prendre que les mesures fortes que propose Maurice Berger face à la montée en puissance de la violence et quand bien même elles semblent adaptées pour y faire face, qu’en serait-il dans la durée? Ses bons effets ne seraient-ils pas que très passagers quand de manière aussi grave, pire ou plus larvée, cette violence reprendrait de la vigueur. nécessitant d’autres mesures fortes; et ainsi de suite…

Tout cela parce qu’une fois de plus on ne sera pas remonté assez haut dans la chaîne des faits et causes responsables de ce phénomène, un phénomène que la culture de l’excuse, le manque de mesures fortes ou autre que dénoncent les uns ou les autres ne peuvent à eux seuls expliquer.

Pour tout dire, que peut-on alors attendre de ces mesures: selon moi pas grand-chose… Du moins, tant qu’on ne sera pas remonté, ne serait-ce d’un cran dans cette échelle de tous les faits responsables de cette violence, pour rendre toute sa place à la vie sociale qu’elle inhibe, qu’elle meurtrit. En outre, attendre tout de telles mesures ne revient-il pas à occulter les défauts de fonctionnement de la vie politique qui ont rendu possible cette montée de la violence dont l’exploitation à des fins trop sécuritaires voire politiciennes a sa carte à jouer. Notamment en vue de 2022.

Comment dans ces conditions ne pas craindre avec ces mesures que le remède ne sera pas pire que le mal, aussi criant soit-il, aussi pertinentes soient ces mesures? Par celles-ci et face alors à cette violence quelle que soit la façon par laquelle elle reparaîtra tôt ou tard ce mal ne finira-t-il pas, de n’avoir fait que d’en calmer trop longtemps la douleur par être incurable? De plus, à quel pouvoir aurons-nous affaire enfin quand nous n’aurons ni réglé tout à fait cette violence, quelle que soit encore la forme sous laquelle elle reparaîtra, ni agi peu ou prou sur le contexte politique qui en était responsable?