ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


L’homme de l’après-de Gaulle, ce petit oiseau dans sa cage par grand froid qui s’ignore

Le sort commun en règle générale de l’homme de l’après-de Gaulle et de l’oiseau dans sa cage. C’est peut-être même et le plus souvent sans en avoir toujours une pleine conscience, une de ces rares choses que toute personne reste à avoir en commun avec ses semblables : oui l’homme moderne, post-moderne ou pas, s’il a bien quelques apparentées, quelque chose de commun avec ses semblables, c’est bien ça. À bien y regarder il a tout du petit oiseau dans sa cage par temps froid. À quelques détails près bien sûr, et pour certains d’entre eux très notables tout de même et tantôt oui, tantôt non, pour un constat plus en faveur de l’oiseau que de la sienne; parce que s’il peut parvenir à se délivrer de lui-même d’une telle situation avant que mort s’ensuive à la fin s’il s’en donne la peine en considérant son embarras, c’est chose impossible à l’oiseau. Sauf, lorsque comme cela doit être le plus souvent le cas, quand le bon et attentitionné maître de maison veille assidûment à sa sécurité, et à son bien être et intervient assez tôt. À ce détail notable près donc que de ce point de vue il en va de notre homme-oiseau moderne de s’en tirer beaucoup moins bien par ce côté-là ; son bon et attentionné maître à lui n’a pas cette chance parce que lui-même est pris dans la nasse.

Le sort de l’oiseau en cage par temps froid. Comment effectivement finit-il. Quand, par un moment d’inattention trop long, pour je ne sais quelle raison fautive ou non, lui qui n’a rien demandé à personne; quand par fragilité de cet oiseau due peut-être à sa difficulté à vivre dans un pays dont le climat est trop différent de celui de son origine, quand pour x autre raison, semblable oiseau serait confronté à un tel vrai drame, une telle tragédie, aussi terrible que puisse être la souffrance, la fin de cet oiseau, aussi grand que puisse être notre émoi, nos regrets ou nos remords si on a pu en être la cause, qu’est-ce que notre sort d’être humain peut avoir affaire avec celui qu’ont pu connaître nombre d’oiseaux en cage qui se sont trouvé exposés au froid et à une mort certaine. Car,combien de fois est-ce arrivé? Nul ne le saura jamais, tant de fois cela s’est produit. Cela laisse imaginer que là aussi est le sort de l’homme. Combien sommes-nous sinon tous à notre tour à le subir aussi à l’heure où, tant mieux pour eux, on prend davantage soin des animaux qu’avant, même si pour eux beaucoup reste encore et toujours à faire?

Quel est le sort de l’homme dans tout ça? En quoi est-il analogue à celui de l’oiseau en cage par temps froid? C’est très simple. En cage par temps froid est l’oiseau, mais en cage par temps froid aussi est l’homme. Car privés de toute réelle efficacité mais pas de mouvements lui comme l’est par temps froid notre oiseau en cage, prisonnier qu’il est, et de sa cage, et du froid dont il ne peut s’évader, et ainsi contraint à s’agiter toujours plus, et de tout son être, sur sa balancelle jusqu’à n’en plus pouvoir, voilà le sort de l’homme, à tous les échelons de la société! Il suffit de regarder: à quelque niveau que ce soit, où a-t-il, politiquement parlant, une réelle efficacité? Quel bilan positif tirer de son action? Que ne fait-il d’autre part, sice n’est de s’épuiser?

Comme ce petit oiseau, l’homme dans l’état d’entêtement dans lequel il s’enferme depuis trop longtemps,… et à terme à tous les échelons de la société, s’il ne veut pas mourir de froid, il est comme cet oiseau : condamné, parti comme il est, à mourir d’épuisement.

Voilà donc d’acquis dans un premier temps pour certain que l’homme est bien ce petit oiseau en cage par temps froid; un acquis qu’il ne reste plus qu’à porter à la connaissance de tous ceux qui n’y auront pas encore eu accès pour qu’on puisse dire un jour prochain, le plus tôt sera le mieux, que le plus grand nombre d’entre nous ne l’ignore plus.

Dans un autre temps et au long des autres qui suivront, je compte à partir des éléments que j’ai accumulés de longue date au cours des années de recherche, révéler à la suite donc de ce premier texte disons fondateur, les changements que je suis parvenu à définir par lesquels je considère nous devrons passer pour sortir de cette pagaille généralisée dont on ne sortira jamais si nous ne prenons pas la peine les uns et les autres de comprendre comment réellement nous en sommes arrivés là.