ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


L’amateurisme au pouvoir est bien plus critiquable que celui qu’on lui reproche

Malheureusement pour les français, l’amateurisme reproché au gouvernement et à sa majorité n’est pas celui plus que louable que décrit Hollande.

C’est celui qui a donné à Macron, à ses lieutenants et alliés de tous bords une majorité absolue de façade leur permettant de passer au forcing des lois et réformes tout juste bonnes le plus souvent pour produire un simulacre de renouveau sociopolitique et autre. Sans cet amateurisme bien huilé, ils n’auraient rien pu faire des 40 ans d’atomisation de la société que ses prédécesseurs lui avaient apporté sur un plateau. On en est là donc , que grâce -si j’ose dire – à cet amateurisme utile au gouvernement, que ne raillent bidon que leurs amis de l’opposition de façade pour piquer de la voix à toute vraie opposition à cette mascarade de pouvoir.

C’est ainsi qu’ils ont pu casser par exemple le code du Travail qu’ils avaient au préalable soigneusement gavé de clauses devenues bien redondantes comme un fruit mûr. Mais qu’il ne fallait dénoncer que lorsque l’atomisation de la société aurait atteint le quota sans lequel le coup du code du Travail obèse, celui le la PMA pour toutes qu’ils ont donné aux couples de femmes et qui donnera la GPA aux couples d’hommes, celui de la transition énergétique qu’ils ont donnés aux entreprises du CAC 40 qui conduira bon mal an à un accroissement d’un endettement insupportable des ménages…

Sans tout cet amateurisme, tout cela, ajouté à tous les pseudo résultats positifs engrangés depuis 2 ans 1/2, tout cela aurait été remis à plus tard: ce que Hollande, étant de mèches avec eux ne peut nous le dire évidemment ! ! !


Vote de la PMA au Sénat, manichéisme progressiste et mollesse complice des conservateurs

Sans le tour de force extravagant par lequel au cours du temps l’élite dirigeante a fait de la gauche un progressisme et de la droite un conservatisme: deux termes, soit dit en passant, issus de leur vocabulaire, Jamais le Sénat n’aurait voté la PMA qui plus est pour toutes.

Pourquoi a-t-elle été voulue en effet pour toutes, pendant que dans un équilibre droite gauche classique elle aurait dû ne rester accessible que dans des cas particuliers autorisant tout au plus des dérogations; car Bruno .Retailleau président du groupe LR au Sénat avait tout à fait le charisme, les arguments pour gagner la bataille qui était la sienne contre cette loi qui insiste-t-il «dépasse de très loin la seule question de la PMA pour toutes».

Mais, contre toute logique, il l’a quoique de justesse belle et bien perdue. Et tous ses coups d’éclats auront beau le faire rentrer quand viendra l’heure dans l’Histoire par la grande porte, le modèle ultra libéral anglo-saxon  qu’il accuse si justement de toutes parts, c’est tout de même le vote de la PMA qui s’est imposé; et que les espoirs de Bruno Retailleau et de tous ceux aussi qui ne pouvaient compter peu ou prou sur lui se sont évanouis.

Tout cela parce que la vie politique n’étant plus qu’une affaire entre conservateurs et progressistes n’est plus qu’un jeu d’appareils entre les «et-et» (et de droite et de gauche) et les ré-ré (les républicains réunis, réunis pour quoi faire: le plus souvent pour faire bloc avec les progressistes). Là donc est le grand responsable des causes profondes de cet échec; et non comme le prétend Bruno Retailleau, l’égalitarisme ou le dévoiement de l’égalité qui n’est quel que soit le nom qu’il lui donne que le corollaire d’une certaine mise sous tutelle inacceptable de tout vrai rapport droite gauche.

Plus concrètement, jamais le Sénat n’aurait seulement voté cette PMA pour toutes, si la droite et la gauche, à défaut de l’avoir toujours été comme cela aurait dû être depuis le temps, si elles étaient devenue les 2 familles politiques d’idées  et non les 2 familles politiques de personnes qu’en ont fait le progressisme et le conservatisme en réduisant la droite et la gauche à l’état de satellites au service de l’un et l’autre, au cours de ces 40 dernières années.

D’ailleurs, s’il doit souligner par extraordinaire que ce soit qu’une majorité LR se trouve en accord avec des personnalités aussi éloignées politiquement d’eux que Sylviane Agacinski, Michel Onfray, José Bové, Alexis Escudero… c’est bien qu’on est face à un progressisme manichéen et-de-droite-et-de- gauche en sa faveur et un conservatisme mou organisés tous deux en force d’appoint pour faire passer les réformes qui fâchent tout en marginalisant les connexions possibles entre les éléments gênants de l’intérieur comme de l’extérieur…


Pour reconquérir la souveraineté du peuple, « Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage »

Ce que ne peut reconnaître Jacques Julliard* , l’une des têtes pensantes de l’élite dirigeante et en tant que tel précisément, c’est leur échec qui n’est pas que celui d’E Macron…

À savoir, que si en plus de 40 ans de comédie inhumaine du pouvoir ils ont réussi à détruire politiquement la souveraineté populaire que de Gaulle avait donné aux français, ils n’en sont pas débarrassé pour autant. Ils n’arrivent pas à la leur ôter du crâne. C’est dans leur esprit qu’elle est, souhaitons-le, à tout jamais ancrée.

Ainsi, la reconquerront-ils (politiquement) lorsque enfin ils comprendront que là doivent converger tous leur efforts. Aussi, face à cette éventualité, les élites dirigeantes n’ont comme seul recours que le pourrissement de la situation pour faire que le temps joue en leur faveur.

C’est la tactique que J Julliard emploie tout au long de son article à nous bourrer le mou avec son appel à « une nouvelle fêtes de la Fédération ». Tout ça pour nous faire passer d’une ornière dans une autre.

Car si les français sont devenus individualistes, c’est bien à eux qu’ils le doivent et par là qu’ils les tiennent encore aujourd’hui. Le tout étant qu’ils dépassent « leur » individualisme pour faire d’eux leurs petits soldats. Aux français donc de sortir -ils le peuvent- de ces ornières le plus tôt possible par une action réfléchie… Et là ‘y a du boulot! Mais « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (La Fontaine) 

*«Le portrait de Macron en «Hamlet au pont d’Arcole» que nous brosse J Julliard est beaucoup plus dithyrambique & beaucoup moins réquisitorial qu’il se veut

ceci afin de faire passer son bilan pour beaucoup plus positif qu’il n ‘est»…  C’est un portrait qui se veut sévère pour faire mine d’aller dans le sens général des critiques dont fait abondamment l’objet Macron à juste et injuste titre; mais ce portrait est un vrai panégyrique en forme seulement de réquisitoire pour mieux le défendre, là où pourtant, et surtout sur son bilan, il serait beaucoup à critiquer…


Nous avons un défenseur des droits, mais nous n’avons pas de « défenseur des lois »

Voilà peut-être aussi ce qui fait le problème qu’on a avec cette réforme des retraites, qui a le défaut selon moi d’avoir -je pense pour plus longtemps qu’on veut bien le dire- mis vent debout: 1) attelé à cette réforme des retraites, un pouvoir qui se met à vouloir trop incarner la justice; et 2) ceux qui la réprouvent -comme c’est tout de même leur droit- à vouloir ne voir dans la justice surtout qu’un rempart pour ne lui opposer pour toute fin de non recevoir, qu’un refus.

Jules Simon* (1814-1896)nous avait prévenu, si « le Devoir est le seul et souverain maître des actions humaines… parce qu’il y a avec lui des accommodements… [tandis qu’il] n’y en a pas avec la Justice. Elle seule [argument-il avec beaucoup de justesse] est immuable, indépendante des opinions et des actions humaines… »

… Là Jules Simon n’épargne ni le gouvernement, ni ceux qui le soutiennent ni ceux qui le réprouvent… Quant à sa conclusion elle est terrible, sans appel et vaut pour tous, du plus grand au plus petit d’entre nous. « Parler de justice là où prime le Devoir c’est, -ajoute-t-il- « quitter la justice, qui est une intuition de l’absolu, pour suivre [les] appréciations vaines [qu’on en a], c’est livrer la morale à ses ennemis, c’est à dire à la passion et à la force ».

Il en est bien ainsi quand nous avons à faire d’un côté à un pouvoir dont le défaut précisément est de se vouloir « juste » (comment le pourrait-il et est-ce là ce qu’on peut attendre de lui?); et avec un peuple partagé entre ceux qui le soutiennent (30 à 36% de la population: c’est pour le moins très peu! et quelle crédibilité ont-il quand nombre d’entre eux appartiennent à des catégories sociales très favorisées pour qui repousser de 3 à 5 ans l’âge de départ à la retraite ne posent réellement aucune difficultés?) et, ceux qui trouvent cette réforme « injuste » (60 à 70% de la population, et là ça fait beaucoup, mais de l’un à l’autre que représentent-ils en proportion du peu de solutions et autre qui les rassemblent?).

Aussi, je le maintiens, nous n’avons pas -si ce n’est Jules Simon peut-être?- de défenseur(s) des lois, quelque chose qui aiderait à une sorte de co-traitance peuple élites pour ce qui est de retendre s’il y avait besoin des liens élus citoyens.

C’est peut-être ici ou là où trouver le préalable aux réformes que tout le monde appelle de ses vœux mais avec un manque de recul évident… *Jules Simon, Philosophe, homme politique, auteur entre autre de « Le Travail » et « Le Devoir »…


Tocqueville, l’anti-capitalisme et l’anti-communisme qu’il renvoie tous 2 dos à dos

Le problème qu’on a avec le duel, Alain Badiou et les exaltés du libéralisme, c’est l’anti-capitalisme des premiers et l’anti-communisme des seconds.

Si d’ailleurs Nicolas Baverez peut dire que «Tocqueville (1805-1859) nous permet de comprendre la crise que traversent nos démocraties», ce n’est pas seulement comme il le dit en raison du risque de décrochage d’un pouvoir laissant le champs libre à des forces faisant courir à la démocratie de voir l’État brimer toute liberté au nom de la volonté du peuple.

Il aurait très certainement renvoyé les uns comme les autres dos à dos.

Car si son temps était de dénoncer les dangers que faisaient courir à la liberté au nom de la volonté du peuple, le risque n’était pas encore comme actuellement au danger que fait aussi courir la liberté poussée à outrance à une partie de cette volonté populaire dans ce que le pouvoir a à entendre d’elle…


[la France, un État en rien autoritaire] selon E Macron, Qu’est-ce qu’il lui faut?

Un pouvoir qui endigue la violence, la liberté d’expression au lieu de répondre à ce qui nourrit l’une. Et d’écouter ceux qui essayent de faire usage de l’autre pour lui faire entendre les besoins gravement insatisfaits mettant en cause l’exploitation qu’il en fait, sa responsabilité, c’est bien un pouvoir qui fait tout pour que cette violence, cette liberté d’expression débordent afin de contraindre le peuple à des mesures, des dispositions de loi qui ne correspondent en rien à ce qu’il se doit d’attendre de lui…

Ça ne fait pas la Chine de la France. Ni d’elle, une Allemagne aux pires heures de son Histoire. Mais ça ne fait plus de la France la France…

Pourquoi alors ne pas parler d’une forme a fortiori insidieuse de dictature… Comment alors rester les bras ballants en écoutant E Macron dire« allez en dictature » ceux qui comparent, à l’entendre abusivement, la France à un État autoritaire, Qu’est-ce qu’il lui faut?


Les personnes handicapées qui veulent s’engager en politiques méritent plus que « des places éligibles »

Ce qu’on devrait attendre selon moi de Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, – et pour qui «ces personnes se confrontent parfois à de «l’autocensure» [et] «hésitent à se lancer en politique car elles jugent cela trop dur» -, serait qu’elle œuvre d’abord pour que tout ce qui est souhaitable soit fait dans son ministère, au gouvernement pour que par leur action, partout où c’est possible tout citoyen, (et pas seulement handicapé et à quelques mois d’une élection municipale) y retrouve son compte en condition d’emploi, de travail…

Bref, que toutes les mesures soient prises sans tarder afin qu’il dispose des conditions de vie socio-économique les meilleures lui donnant toute latitude de s’engager par lui-même en politique. Et ce quelque part, sans qu’on lui tienne la main comme ce que Sophie Cluzel veut demander aux chefs de parti de faire pour les handicapés…


Raffarin se plaint de la violence! Qu’il s’en prenne aux 40 ans de politiques qui l’ont nourri et auxquelles il a participé!

Plutôt que de s’en prendre à ceux qui tenteraient selon lui «de légitimer la violence», Raffarin ferait bien de… la boucler quand cette violence (aussi inadmissible et regrettable qu’elle soit) a pour origine une crise de régime sans précédent qui sévit en ne cessant de s’aggraver suite à 40 ans de politiques mal-fagotées qui ont nourri cette violence et auxquelles politiques, Raffarin a lui-même participé; lesquelles politiques non seulement se succèdent, mais se greffent les unes sur les autres tous les 5 à 7 ans.

Ce, surtout depuis 30 ans, époque où nous sortions de plus d’un siècle de politique déjà mal-fagotées basée sur une économie de production qui ne tenait aucunement compte de la demande du marché… Ne prévalait aux yeux des magnats des affaires jusqu’alors que l’offre de marché et où la vision de l’économie n’avait de réalité que pour eux-mêmes pour la plupart). Aussi est-ce à partir de là que nous sommes passés à une économie d’environnement, mal-fagotée aussi, dite basée sur les attentes et les besoins, tout étant alors axés et orientés principalement sur le réflexe conditionné d’achat et à la consommation à outrance tant sinon plus dans le pire que dans le meilleur avec comme seul mot d’ordre ou presque: vendre! Vendre! Et vendre!

Tout cela pour aboutir aux nouvelles crises que nous connaissons depuis et face auxquelles les élites n’ont d’autre alternative pour nous sortir de ces mauvais pas, que de nous donner à choisir entre la politique mal-fagotée habituelle, basée sur la théorie du ruissellement auquel tout le monde contribue par son travail mais auquel seuls vraiment les premiers de cordée sont rétribués, et celle tout autant mal-fagotée de l’égalitarisme où chacun est rétribué à la part congrue qu’on lui accorde mais à laquelle tout le monde ne contribue pas comme il comme il le faudrait pour sortir de ces plus de 40 ans de politiques désastreuses toujours à l’œuvre qui nourrissent cette violence!!!


La réforme des retraites d’E Philippe était déjà en phase de germination souterraine dans les lois Auroux de 1983 sur la retraite à 60 ans 

Ce que fait le gouvernement depuis 2017 ne répare pas la France. Sa réforme des retraites finit le carnage que les lois Auroux sur le retraite à 60 ans ont commencé en 1983.

Elle est un des nombreux malheurs qui affectent la France depuis 45 ans. Un « malheur » dont Molière disait, « [qu’il] nous est toujours l’avant-coureur d’un autre »; et donc d’une succession d’autres tant que, par manque de courage, d’honnêteté et de rigueur intellectuelle nous n’avons pas mis de coup d’arrêt aux événements néfastes en cascade (inversion du calendrier des élections, passage au quinquennat, loi des 35 heures…) auxquels ces lois Auroux et autres préparaient.

Tout le monde s’accorde à dire, avec 36 ans tout de même de retard, que ces lois ont été une énorme erreur. Qui peut dénier qu’elles ont été, et à plus d’un titre, un malheur encore aujourd’hui.

Même pour ceux qui en auront « profité »: ceux-là se seront souvent trouvé à subvenir aux besoins de leurs enfants, puis de leurs petits enfants au fait que ce genre de lois a poussé le régime économique à se durcir et avec plus de vigueur contre eux. Et par effet en chaîne, contre tout le monde.

Et ces lois ont ouvert la porte à d’autres malheurs. À commencer ceux qui nous attendent: si le peuple ne ravale pas sa colère, sa résignation ou son enthousiasme béat pour les futurs rieurs sans avenir que nous sert le pouvoir et s’il ne cesse pas de se donner en spectacle à se montrer comme étant celui de veaux, de vaches, de cochons et d’oies pour lesquels les élites trop souvent veulent les faire passer…


Cette réforme des retraites est comme celles qu’on fait tous les 30 ans: elle a trente ans de retard

Le couplet du discours fantaisiste, récupérateur, rabat-joie, ou relevant du complotisme qu’on sert aux opposants à cette réforme comme sur bien d’autres sujets très souvent, c’est comme dire (même si ce discours, les arguments avancés ne semblent pas ou ne sont pas toujours bien rôdé, bien affûté – c’est trop facile.

C’est comme dire du homard ou du poisson qui voudrait dissuader leurs congénères de rentrer dans une nasse, les conjurer de n’en rien faire (comme quoi c’est dangereux pour des homards ou des poissons de rentrer dans une nasse). C’est comme dire que c’est lui ce homard, lui ce poisson, que c’est lui qui ne serait pas réaliste…

Brièvement, cette réforme des retraites est surtout très technique. Trop technique. Comme tant d’autres, elle est, comme toutes celles qu’on fait tous les 30 ans: elle a 30 ans de retard… Et à cause de cela, ce qu’on propose aujourd’hui a aussi 30 ans de retard    ce n’est pas si anodin que ça, si peu gênant que ça, qu’il en soit ainsi.

Souvenons-nous déjà des réformes du même genre, il y a 30 ans! Souvenons-nous de ce que l’on disait en ce temps-là de l’économie de « production »: c’était vrai mais avec 30 ans de retard et qui a fait que ce qu’on propose aujourd’hui a 30 ans de retard…

Ils étaient tout aussi fringants que ceux qui nous font la leçon aujourd’hui sur l’énergie, le climat, le chômage, le retour au plein emploi: le mal est fait maintenant depuis et pour longtemps. Et pendant qu’on pourrait enfin -tient!- avancer sans marcher, que fait-on encore? On marche sans avancer. C-à-dire: en ne nous tournant pas une fois encore vers une vraie économie d’environnement en nous mettant à l’heure des questions qui vont se poser durant les 30 prochaines années; et non comme tous les 30 ans à l’heure de toutes les questions qui se posaient 30 ans auparavant…

 


Au gouvernement de montrer l’exemple concernant l’application de la trêve de Noël comme le voudrait la tradition.

C’est le gouvernement qui a poussé dans la rue, des milliers de gens, soutenus par des millions d’autres, à combattre ce projet de réforme des retraites ignoble pour peu qu’on prenne acte que cette réforme est consécutive à des décennies de politique qui ont fait le lit de ce type de projet et les sales draps dans lesquels il mettrait le pays pendant des décennies encore. Si on veut bien prendre la peine de faire les rapprochements de cause à effets, comme je m’en explique (pour ceux que ça intéresse) dans mon « Chiffre quatre de la réforme des retraites » prochainement.

Et ce, qui plus est en se revêtant des beaux habits du juste et en recouvrant ses adversaires de ceux du « vilain », du méchant personnage irresponsable qui n’a aucun respect des autres et des usages…

Alors que cette réforme tombe dans cette période par un hasard de calendrier plus que douteux… Aussi est-ce au gouvernement de montrer le premier l’exemple concernant l’application de la trêve comme le voudrait la tradition.

Si l’on veut donc que les grévistes appliquent cette trêve (comme le souhaite, en tête des premiers intéressés par cette trêve que sont les commerçants, et par ailleurs bon nombre on l’imagine, de personnalités de tout bord politique comme  au RN par la voix même hier de Marine Lepen) , que le gouvernement montre l’exemple en mettant ce chantier en suspens pendant cette trêve.

Il mis 2 ans pour le faire sortir de terre, il peut bien en différer le cours de 3 semaines!!!

 

 

 

 


Rien n’est fait pour que les citoyens soient bien à leur travail, dans leur environnement social, familial et acceptent de travailler plus tard…

Rien n’est fait dans ce sens et ne le sera avec cette réforme pour qu’ils acceptent en conséquence de travailler plus et plus tard. Et la question qui devrait être de se demander tout ce qui pourrait être fait pour que les citoyens soient bien à travail, dans leur environnement social, scolaire et familial et qui aille dans le sens de créer des conditions de vie décentes pour les retraités et les actifs, -cette question pour l’heure- s’est réduit à un pugilat général entre ceux qui veulent à tous prix cette réforme et ceux qui la rejettent en bloc…

Entre autre à ce sujet. Les différences que Tabard  montre, comme quoi le parallèle qui est fait entre Philippe 2019 et Juppé 1995 peut-être tentant mais trompeur, montrent aussi que les faire apparaître peut être tentant mais trompeur également.

Car ces différences ne sont pas si nettes et la situation que connait l’un en 1995 et l’autre en 2019 ne sont pas si opposables que ça. 

C’est surtout que le pouvoir a depuis tiré les leçons du passé dans la manière de procéder et que le contexte actuel de fragmentation de la société et le niveau sans précédent de précarité lui est plus favorable même en étant plus rigide, jusqu’à imposer les mesures injustes.

Ce qui n’est pas fait pour rassurer les français. Quand il dit par exemple que les démarches étaient dissemblables, à savoir que « en 1995, un texte était sur la table » et « en 2019, le texte est connu mais les mesures précises ne le sont pas », c’est assez faux.

Car, c’est connu: tout va surtout se jouer sur l’allongement de départ à la retraite. Simplement que le gouvernement trop content d’attendre de voir ce que va donner cette grève, se défend d’en préciser les modalités à l’avance -des fois qu’il pourrait desserrer la vis moins qu’il ne pouvait le craindre initialement.


La réforme des retraites d’Edouard Philippe: un cadeau pour une petite minorité parmi les élites!

J’espère que les français verront que tout « universelle » que se veut cette retraite avec cette réforme, tout ceci ne repose que sur de la magie du verbe; ce vocable radieux masquant une réalité bien plus sombre où les conditions dans lesquelles se ferait l’allongement de l’âge de départ à la retraite n’aurait rien de réjouissant.

Cet allongement irait croissant au gré et besoin des gouvernements devenant plus difficilement mis en demeure à faire de vraies réformes et pas seulement concernant la retraite. Car une telle réforme donne au pouvoir de se défausser totalement d’une responsabilité considérable qu’il n’a jamais assumé sur qui le peuple n’aurait plus alors aucun moyen de pression  pour le faire agir…

En gros, cette réforme ne serait supportable que pour ceux qui se trouvent bien à leur travail et ne vise qu’à exploiter le côté égoïste de l’homme qui veut laisser à l’autre de supporter les inconvénients des choses. Ce, ne profitant qu’à une petite minorité parmi les élites. C’est tout le problème. Et c’est là justement où il n’agit pas depuis plus de 40 ans. Et ça continue…

Rien n’est fait ou si peu pour que les gens soit bien à leur travail, dans leurs études, leur milieu social, leur famille, pour qu’ils aient des perspectives d’avenir viables…

Cette réforme n’est que mystification, sophistication, elle mettrait un énorme couvercle sur une situation appelant des mesures qui encouragent les ayant-droits à la retraite à un recul de l’âge de départ volontaire et non imposé par un pouvoir à même de vouer le social à toutes les fins inimaginables de non-recevoir…


Le social: l’un des mots les plus déformés qui soient

Le social, l’un des mots les plus déformés et galvaudés qui soient,  cause en grande part à 2 siècles d’excès tant à droite qu’à gauche, qui font surtout que politiques, économistes et autres grands de ce monde, s’occupent moins de remédier aux crises qu’ils ne s’en servent contre les citoyens.

Ceux-ci devenant toujours plus malléables, corvéables à merci…

Devenant ainsi incapables de donner le change pour qu’enfin le social reprenne tout son sens… Et devienne (ce qu’il devrait être depuis le temps): l’ensemble des rapports les meilleurs qui doivent exister sur les plans politique, économique, culturel… entre les personnes…

Faute de quoi: le social fait abusivement l’objet de partout, de toutes les exploitations & interprétations plus invraisemblables et incroyables les unes que les autres…*

Et mouche sur la cerise, raison pour laquelle, surtout de 1987 à 2017 … le social étant à trop à la remorque du changement, on ne faisait pas les réformes économiques nécessaires (changement dans la continuité*); et que, surtout depuis 2017, le social étant trop à la remorque des réformes, on ne fait pas les changements sociaux nécessaires (continuité dans le changement*)…

*Déjà en 1985, la tendance était plus aux changements qu’aux réformes (on parlait d’aillieurs de continuité dans le changement déjà en 1983, puis de réformettes, balladurettes, juppettes …), et depuis surtout 2017 c’est l’inverse sur des attendus opposés. La tendance étant alors plus aux réformes qu’aux changements nécessaires Soit: c’est du pareil au même! Tout cela « marche » ensemble sur des objectifs globalement identiques tant à droite qu’à gauche en leur sommet… 


Le rôle central du citoyen, celui du fonctionnaire et du politique

Le citoyen doit savoir ce qu’il doit attendre du politique dont le rôle est de veiller à ce que le fonctionnaire mette le nécessaire en oeuvre qui permette justement au citoyen de venir à bout de la situation où plus personne n’est dans son rôle le plus souvent…

le citoyen trop axé, ne lui déplaise sur des revendications trop catégorielles ne sait pas suffisamment ce qu’il doit attendre du fonctionnaire comme du politique; le fonctionnaire exerce de moins en moins son expertise dans le sens dans lequel il devrait lui être demandé d’agir et davantage dans celui qui sert sa vision de la réalité sinon ses intérêts; et le politique quant à lui fait plus le jeu des experts que de s’assurer si le citoyen va être en mesure de se faire entendre sur ce qu’il se doit d’attendre des fonctionnaires et des experts…

Concernant par exemple la PMA en discussion au Parlement qui, du citoyen, du fonctionnaire ou du politique aura au nom du peuple français – comme on dit pudiquement -, qui aura décidé de l’instauration de cette «PMA pour toutes»?

Certainement pas le citoyen pourtant le premier concerné. Hé bien voilà ce qui ne va pas et pourquoi ça va pas!


Si le pouvoir est « faible » ce n’est que de ses propres erreurs…

Le pouvoir repartira d’un bon pied quand il emploiera sa force pour rapprocher les citoyens de la décision- au contraire d’user de celle-ci pour lui-même en les en écartant toujours plus…

(Si je me trompe, n’hésitez pas à intervenir: quoiqu’il en soit, le débat est ouvert; à savoir que si le pouvoir est faible est-ce bien ou non que ce ne peut être que de ses propres erreurs…)


Avec Bellamy, la politique n’est plus un théâtre d’ombre, mais un théâtre de son et lumière…

Wauquiez devait faire le jeu de Macron qui lui doit le relatif bon score qu’il a fait aux européennes et il a fait aussi celui de Bellamy, que le maigre score de 8,48% qu’il a obtenu à cette élection ne peut affecter, ayant pour lui d’avoir été comme fait exprès désigné trop tardivement tête de liste du LR. Il devient même un élément clé de première grandeur dans les rouages du système bien huilé dont les acteurs sont comme jamais auparavant amovibles et modulables à souhait.

C’est l’UMPS à un niveau jusque-là inégalé par sa capacité à berner des populations entières qui ne peuvent plus – on le comprendra aisément – se rendre vraiment compte de ce qui se passe, de la façon qu’elles sont traitées tellement elles sont moquées, déconsidérées. Macron peut casser du social tant qu’il veut, Bellamy ou un(e) autre reprendra le flambeau. Alors merci Bellamy: grâce à lui nous voilà débarrassés du théâtre d’ombre qu’était devenue la politique comme il aimait à le dire!

L’ennui, c’est qu’à la place a été élevé un théâtre dont il est en partie l’un des promoteurs la rendant encore plus redoutable dès lors qu’il n’est plus sous son apparence lugubre du monde des ombres mais sous les plus beaux atours du son et lumière. En cela, la comédie inhumaine du pouvoir s’est regonflé d’un nouvel élan. Ces partis de gouvernement qu’on disait effondrés qui de fait, n’étaient qu’embusqués, vont pouvoir rebondir, sous d’autre sigles éventuellement. Et tout sera resté comme avant, c-à-dire: pour quelque chose de toujours plus terrible, comme d’habitude tout d’abord pour les plus fragiles.

Si toutefois, de soulever de tels problèmes peut sembler rebutant et doit à cause de ça n’avoir d’effet même qu’à long terme, il est pourtant certain qu’on ne peut plus laisser les politiques n’en faire qu’à leur tête sans les lâcher d’une semelle.

Si donc, je disais juste ce matin dans mon  : à savoir que «À l’opposé des politiques, les citoyens ont le plus souvent le courage et l’honnêteté intellectuels mais il leur manque la rigueur… sans çà, le pouvoir, les politiques auraient de bons résultats par l’autorité qui convient que les citoyens auraient sur eux» c’est bien que sur  encore quand j’évoquais la nécessité d’un «authentique « citoyennat » que – précisais-je – les politiques n’ont jamais eu l’intelligence de favoriser» et que c’est donc bien par des citoyens s’adressant aux autres citoyens sur ces questions qu’on arrivera le faire reconnaître qu’importe quand on a le temps pour nous…

Si élites et peuple sont bien dans des mondes parallèles comme peuvent l’être des Diafoirus(1) de la politique et de l’économie et des petits rien de Philippulus(2), les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers…

  1. À l’instar des médecins de Mollière.
  2. À l’instar du prophète qui n’est malveillant mais surtout ridicule que Ergé l’auteur de Tintin représente dans un de ces albums en train d’annoncer l’imminence de la fin du monde en tapant avec un rondin de bois sur une grande poêle.


Que Macron se « fiche de l’élection présidentielle de 2022 » montre qu’il est avant tout le président d’un système

Depuis 2012, on élit moins un président qu’on reconduit un système. C’est la logique même. Un manège en marche qui cessera quand suffisamment de citoyens comprendront l’impensable régime des grands-élus et ex grands-élus sous la coupe duquel est le pays, des majorités artificielles aidant se modifient et que chacun à sa façon en subit les dures conséquences – pendant combien de temps encore: nul ne le sait.

À coup sûr pourtant en 2012, Nicolas Sarkozy ne voulait pas être réélu. Rappelons-nous. Bien qu’impopulaire à cause de ses cinq ans de pouvoir très contesté, François Hollande n’avait aucune chance contre lui s’il n’avait pas fait (volontairement contre lui-même) du Lepen notamment aux Sables-d’Ollones. Mais dans cette hypothèse, il n’aurait pas pu tenir cinq de plus sans devoir revoir sa politique: celle du système qui l’avait pressenti en 2007 comme étant le mieux placé pour le reconduire. À coup sûr également en 2012, c’est François Hollande qui devint le candidat du système. Il eut – aussi invraisemblable que ça paraisse à beaucoup de gens – pour tâche de préparer l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017, avec la loi Khomri de près-réforme du code du Travail, La loi Taubira sur le Mariage Pour Tous, etc… Ne reste plus qu’assez de citoyens le comprennent maintenant: et c’est tout le problème. En attendant, voilà à coup sûr pourquoi Emmanuel se fiche des élections présidentielles en 2022…

 


Dire entre autre que «Les lois liberticides prospèrent sur NOTRE DÉMISSION COLLECTIVE» n’est pas recevable

Nous ne pouvons en rester à ce constat que fait François Sureau dans le Figaro Vox. pour qui les lois liberticides prospéreraient sur notre démission collective. Il fait là un constat trop réducteur et tendancieux comme le confirme selon moi ce qui ressort en substance de son propos.

Le refus des lois liberticides doit être plus fort que celui de l’erreur, même quand il s’agit de combattre la haine sur internet. Aucune loi du plus fort ne doit prévaloir même pour lutter contre la haine ou contre quoi que ce soit d’aussi moche et odieux. Comment pourrait-on dire de ces lois qu’elles prospèrent quand ça voudrait dire qu’on doive se réjouir pour ceux à qui elles profitent pendant qu’elles ne peuvent que nuire particulièrement à des millions de gens et plus généralement à tout le monde dès lors que ne serait-ce le pouvoir qui en est le principal instigateur n’en ressortira pas grandi. Pour toutes ces raisons, prétendre que les lois liberticides prospèrent sur notre démission collective est totalement irrecevable.

D’abord, cette accusation est injustifiée: Le terrain sur lequel se développent ces lois est à trouver dans la politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qui a orchestré l’état d’impuissance sociale et autre que connaissent des millions de citoyens. Dans la bouche de quelqu’un qui fait valoir sa position d’écrivain et d’avocat, c’est trop catégorique. Accuser de façon aussi péremptoire la démission collective à laquelle il s’associe, c’est laisser entendre qu’il serait prétentieux d’émettre une autre explication que la sienne. Aussi, François Sureau serait le premier de la classe de toute la société dans chaque membre de laquelle il dit voir une personne qui n’est «jamais dérangé par les opinions qu’il réprouve».

Et enfin, c’est un appel incroyable au défaitisme en forme presque de plaidoyer. Si, dans un premier temps, il condamne assez énergiquement les lois liberticides, dans un deuxième non seulement il s’en accommode très vite – il dit bien »notre démission collective » – mais ce notre a valeur de commandement à accepter. Il s’inclue dans cette démission. Du rejet pure et simple qu’il manifeste vis à vis de ces lois dans son analyse, il aboutit dans sa conclusion à la reconnaissance d’un constat que quoiqu’on en pense par ailleurs, ces lois liberticides sont compréhensibles même si elles sont injustes, et tout ce que vous voulez: criminelles, imbéciles et prospèrent sur une démission collective qu’il appelle presque de ses vœux… Tout cela ressemble au mieux à une bien étrange cabriole…

Plus encore. Si au nom de la liberté d’expression la haine sur internet est inadmissible, des restrictions de cette liberté le sont encore plus, si vertueux que soit ce qui anime tout refus de cette haine fait au nom du respect dû à des règles. Car de telles restrictions comme tout laisser-aller qui y conduise, reviendraient à supposer que la vérité considérée au mépris de la liberté serait préférable à l’exercice de la liberté pratiquée au mépris de la vérité. Ce serait pire que tout: la négation de la liberté et de la vérité comme idéal, modèle de société.

C’est donc cette politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qu’il faut combattre. Ce qui ne sera possible que par une organisation pas à pas, point par point des citoyens, par les citoyens, pour les citoyens qui devront – puissent-il arrêter de penser et réfléchir avant – comprendre que c’est par une réforme bien comprise du Code électoral qu’il parviendront non à contrôler les lois ou à je ne sais quel rêve insensé de prendre et d’exercer le pouvoir mais à contrôler ceux qui les font


«Le RIC est-il gaulliste?» Est-il surtout ce sur quoi miser le plus pour sortir de la crise démocratique que nous traversons?

Si je trouve que l’historien Gaël Nofri a raison de voir dans le RIC (1) « une fausse bonne idée« , je ne suis pas d’accord sur toutes les raisons qu’il invoque ni dans toutes les conséquences négatives qu’il en résulterait en l’appliquant selon lui.

D’abord, ça me semble très exagéré de parler de « référendum gaullien ». D’ailleurs, il n’existe pas de référendum gaullien.

Il y a un référendum que le général de Gaulle a bien voulu qu’il engage sa personne, mais comme F Mitterrand l’a montré « à l’occasion du référendum sur le traité de Maastricht en 1992 », le référendum n’engage que le chef de l’État qui le veut bien.

Le référendum n’a d’autre finalité que de faire un état des lieux de l’opinion sur une question de pouvoir, avec un outil exclusivement de pouvoir dont dispose un chef d’État, un exécutif.

Et si le général de Gaulle a engagé sa personne en 1969, c’est qu’il avait pris initialement toutes les précautions. Premier point.

Deuxième point, il y aurait mille et une raisons de penser que si par je ne sais quelle malice politicienne ce RIC était instauré, il ne serait laissé dans les mains du peuple que pour très peu d’initiative mise à sa disposition contrairement à ce que trop de gens croient peut-être un peu naïvement.

Et ce serait pour le coup la moins mauvaise chose parce que, dans une démocratie qui se respecte, le peuple ne peut disposer d’outil de pouvoir puisqu’il ne peut avoir de pouvoir qu’il n’a pas: son domaine étant l’autorité.

C’est elle qui lui est un peu plus confisquée à chaque élection par la façon dont les appareils avancent leurs pions avant chacune d’entre elles… Là est le nœud du problème qui ne pourra à mon avis maintes fois exprimé sur mon blog être résolu que par une réforme du code électoral via une réforme du financement des partis; notamment ceux « de gouvernement » proches de l’exécutif!

1) RIC, acronyme de Référendum d’Initiative Citoyenne


C’est Jean-Louis Bourlanges qui a «tout faux» ou à tout le moins… qui ne finit ses phrases…

Déjà (pour ne prendre que cet exemple) dans le titre de son article disant que «…nous avons besoin d’élites politiques»… , en soi c’est très vrai. C’est même incontestable. Mais où sont seulement les points de suspension, même tacites, laissant entendre (en disant ça) que ce n’est pas uniquement pour faire barrage au rejet toujours possible des élites par des citoyens que nous devons nous associer à lui pour dire que «nous avons besoin d’élites politiques». Ce serait oublier que si cela est vrai c’est aussi que nous en manquons qui en soient toujours de dignes représentants, qui en soient dans la durée: à toute heure en tout lieu, quand ils le peuvent évidemment. Car, ne sont-ils pas en grande part la cause du rejet dont ils peuvent faire et font l’objet: ho que si! Combien de fois en effet ne sont-elles reconnaissables dans leurs qualités d’élites moins de par leur action qui est de faire ce que le peuple doit attendre d’elles que de par leur diplômes, les situations les plus en vue qu’elles occupent dans la société

Et quand bien même les citoyens ne sont plus toujours en mesure de savoir ce qu’il doit attendre d’elles, c’est encore leur faute. Notamment d’avoir voulu depuis trop longtemps décider de tout à leur place en les divisant au besoin pour mieux les circonvenir, à mettre toujours en minorité – tout se jouant trop aux élections – le meilleur de l’homme qui est de se soumettre librement à ce qui est juste (fort ou non) pour faire triompher un semblant d’équilibre et de stabilité, de hiérarchisation des faits… hé bien, elles ne sont plus au pouvoir que l’ombre d’elles-mêmes. Et un retournement est inévitable: soit elles se remettront en cause de fond en comble; soit elles seront remplacées…

Donc oui, c’est Jean-Louis Bourlanges qui a «tout faux» ou à tout le moins… qui ne finit pas ses phrases: ce qui ne fait pas de lui un homme à part de tous les hommes politiques dont c’est pour un grand nombre d’entre eux de plus en plus le cas il faut bien le dire…


La crise des gilets jaunes: «40 années de malaises» faute d’un « Contre-Partis » les poussant à revoir leur offre politique…

Sauf à revoir à la baisse le financement des partis afin de dégager des moyens pour que ceux-ci revoient leur offre politique, celle-ci sera de moins en moins représentative de tous les citoyens, et plus alors les rouages de la démocratie seront grippés et le pouvoir contesté…

Et si donc il y a bien une crise que tout le monde veut être celle de l’autorité, ce n’est pas, au national comme au local, en l’absence d’un pouvoir et contre-pouvoir forts: c’est faute plutôt d’UN CONTRE-PARTIS constitué d’élus et de citoyens au siège duquel les casquettes restent au vestiaires… un lieu où IL N’Y A PLUS QUE DES CITOYENS respectueux des institutions, des règles de courtoisies… Bref, des gens qui ont des choses à se dire et qui se parlent et travaille dans un premier temps à rattraper, retisser une vie démocratique très regrettablement laisser à vau-l’eau depuis près de 50 ans!

Tout ça, parce que des énarques trop imbus d’eux-mêmes auront – à n’en pas douter en pensant bien faire – tout fait pourtant pour écarter le peuple seulement de toute appréciation à la décision… Ce qui n’aurait jamais dû exister… Ce qui a donné lieu à des abus, des dérapages… a généré une abstention de masse incroyable qui ne pouvait conduire qu’à « la crise des gilets jaunes »…

Le fait est tel qu’Emmanuel Macron lui-même à pu reconnaître qu’à travers elle «c’est 40 années de malaises qui resurgissent»… Et 40 années de malaises qu’on doit (a-t-il oublié de dire) à près de 50 ans d’éviction de tout un peuple par toutes sortes de contours politiques…

Alors oui faut-il que le peuple, le pouvoir retrouvent leur démocratie d’origine. Et je ne vois pas qu’on y parvienne sans l’instauration d’un « Contre-Partis » qui redonne aux citoyens qui le désirent le rôle qui leur revient. Après, c’est à tous ceux que ces près de 50 années en cause préoccupent de travailler ensemble à sa réalisation.


Plus qu’«un bonus malus sur les contrats courts», un cadre « bénin malin » ne serait-il pas sûr pour combattre la précarité?

Ne serait-il pas en effet plus judicieux de soumettre les contrats courts à un cadre « bénin malin » qu’à un bonus malus. Surtout quand c’est pour combattre la précarité que connaissent aussi bon nombre d’entreprises. Et de surcroît lorsque la création d’entreprises se doit et se veut d’être encouragée en tant que moyen d’insertion comme un autre. Compte tenu aussi que s’il fallait 2, 3 ans pour qu’une entreprise s’implante durablement dans les années 80, 90, il en faut 5, 10, voire 15 maintenant.

Ou alors, on entre dans une facilité à excuser les excès qu’on dit vouloir combattre, un système d’indulgence profane où il suffit de payer pour passer outre une règle, au demeurant qui n’est pas très catholique. Car, comment définir autrement que de manière arbitraire le seuil après ou avant lequel le nombre de recours à des contrats courts tombe ou non dans le malus?

C’est impossible. Ou bien, c’est le serpent qui se mord la queue. Ce qui gagerait de rentrer dans un cycle loin d’être vertueux. En disant ça, je pense que les grandes entreprises seraient encore les grands gagnants aux dépens des petites comme des moyennes. Si donc on devait réduire la prolifération de ces contrats courts , ce ne peut être au nombre de fois auquel les entreprises y ont recours mais en le limitant de façon drastique à celles qui ont une solidité financière suffisantes pour aborder autrement que par les contrats courts les situations qui font qu’ils peuvent encore y faire appel.

À partir de là si on veut associer les entreprises à une démarche de lutte efficace les concernant contre la précarité des plus démunis face à l’emploi, ce n’est pas en faveur «d’un bonus malus sur les contrats courts» comme Muriel Pénicaud ministre du Travail le demande mais d’un « bénin malin » que nous devrions nous prononcer…


«Une révision du financement des partis guérira la démocratie des déficiences de l’offre politique»

Il manque un contrepoids citoyen médiatique qui pousse les élus (en charge de l’avenir souvent de millions de gens) à revoir leur offre politique dans laquelle l’abstention trouve sa source quand cette offre est trop peu représentative de tous les citoyens!

En effet, est-ce normal en démocratie qu’un gouvernement, une gouvernance à l’échelon national, régional ou autre, dispose de tant de pouvoir sans que personne ne trouve rien à redire au fait qu’on puisse occuper des fonctions les plus hautes mettant en jeu l’avenir souvent de millions de gens et être en charge de celles-ci comme c’est le cas depuis des dizaines d’années ce, malgré un taux d’abstention qui peut être très élevé sans que rien ne change par ailleurs en proportion; sans qu’aucune disposition ne soit prise qui conduise à faire que des mesures poussent à reconsidérer l’offre politique défaillante dans laquelle l’abstention trouve sa source?

Si donc on veut mettre fin aux injustices qui vont très au delà de celles qui ont mis les gilets jaunes dans la rue, faisons au moins que le collectif que veulent les citoyens corresponde à ce qu’il faut pour tout le monde: c-à-dire qu’il porte sur des revendications appelant surtout le gouvernement à vouloir combler cette lacune, ce déficit d’offre politique par des mesures qui ne peuvent être prises qu’en concertation avec les citoyens de manière autrement plus fouillée que par le biais du référendum… Soit, par un collectif digne de ce nom: celui que tiendront les citoyens quand ils feront valoir d’une même voix au gouvernement les dispositions de loi qui s’imposent et qui reconnaîtront, définiront et mettront en oeuvre, la place permettant aux citoyens de s’assembler en véritable entité politique où chacun quelle que soit sa couleur politique pourra être vu à part entière comme un acteur potentiel de la vie politique; et en tant que tel, sera le cas échéant entendu pour émettre des remarques, débattre, et éventuellement faire des propositions… Et ceux qui verraient dans un tel lieu, celui où régneraient le désordre et la confusion en seraient pour leurs frais: la pétaudière est dans ce qu’il se passe partout en l’absence justement du moindre espace citoyen de cet ordre; ce, faute de collectif qui appelle à son instauration et que des populations soutiennent massivement.

Aussi, un collectif constitué exclusivement de toutes les attentes même revêtues pour certaines d’entre elles du sceau des mesures à traiter de toute urgence par une masse écrasante de citoyens, n’aboutirait qu’à «un retour au réel douloureux» pour reprendre les termes de Jean-Pierre Le Goff pour qui «la défense de la République et la citoyenneté» sont menacées si nous manquons de «recul réflexif et critique, d’autonomie de jugement»; si nos revendications se bornent à «des propositions sur ce qu’il conviendrait de faire en matière de fiscalité, d’économies, de service public…, questions qui sont éminemment du ressort de Macron et de celui de son gouvernement». Bien sûr devrons-nous obtenir des avancées de ce côté de l’échiquier politique. Mais celles-ci seront d’autant plus conséquentes que notre combat portera sur les faits et les causes politiques communes, à l’origine des grandes difficultés que chaque citoyen connait quasi personnellement et auxquelles il n’y aura de remèdes que communs. Soit, par l’instauration de cet espace numérique et autre à l’usage de tous les citoyens dont le principal souci doit concerner un collectif citoyen à l’adresse du pouvoir en place et qui ne peut consister qu’à faire qu’il porte sur une revendication appelant instamment les politiques à doter le pays des moyens de réformer le système qu’ils ont laissé s’installer pendant des décennies; lequel est malade non des excès de la démocratie mais de l’économie dont les rouages sociopolitiques sont bientôt totalement grippés. C’est bien qu’il faille guérir la démocratie des déficiences de l’économie non le contraire comme on s’acharne à le croire.

«Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… »

Aussi, où trouver les moyens entre autre matériels pour que cet espace voit le jour ailleurs que dans une certaine révision du financement des partis à travers des accords enfin démocratiques. Pour situer les choses dans les grandes lignes, 60 millions d’euros de financement publics vont annuellement au fonctionnement des principaux partis politiques. La REM, le parti lié directement au gouvernement touche un Jackpot de près de 23 millions d’euros (plus du tiers de la somme): et une part de celle-ci même moindre ne pourrait pas revenir à un espace à l’usage des citoyens qui auraient vocation à apporter de l’eau au moulin de l’offre politique défaillante en lien avec le problème que pose l’abstention dont les politiques sont responsables du moins financièrement. Et plus encore ceux qui appartiennent aux partis proches du pouvoir, puisque leurs propositions ne peuvent concerner que le quart des électeurs comme on l’a vu aux dernières Législatives en 2017. Mais après tout, reste-il encore assez de temps pour qu’une prise de conscience prenne suffisamment corps dans le pays assez tôt à ce propos et que des citoyens en assez grand nombre s’emparent de cette question et que ceux que ce collectif intéresse se déclarent et s’organisent en conséquence? Tout est là quand la situation dans laquelle on se trouve plongés tous par des décennies de fonctionnement de bric et de broc la vie politique a toutes les caractéristiques d’un incroyable chaos dont on ne peut plus qu’à grand-peine mesurer collectivement la complexité.

Si nous voulons, comme nous le devons, obtenir des autorités une meilleure économie, fiscalité, justice, sécurité, de meilleures conditions de vie, d’étude, de travail, d’insertion, il nous faudra aussi prendre conscience à quel point nous avons à faire à très forte partie avec le suffrage quasi censitaire sur lequel repose le système: un système il-libéral, intolérant, oppressif qui est en place et qui sévit depuis trop longtemps; et qui de manière insidieuse achèvera bientôt son entrée définitive dans les textes si aucun collectif ne vient rendre aux citoyens les moyens qui leur permettent de reprendre leur destin en main que pourrait leur offrir cet espace citoyen que j’appelle de mes vœux… Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… Car c’est le seul moyen de casser le moule à une situation où tout un peuple se trouve sous le coup d’une opinion publique orientée et orchestrée autant dire désorientée par près de 50 ans de suffrage quasi CENSitaire et auquel on veut refiler un RIC qui n’a aucun SENS dans ces conditions. Après quoi la démocratie ne serait plus que le terrain de jeu des puissants avec tout ce que ça comporte d’arbitrage prétendument « collégial » mais de fait oligarchique, néfaste reposant sur des majorités artificielles, dont seul un collectif qui revendique une révision judicieuse du financement des partis viendra à bout, des risques qu’ils feraient courir à la Constitution voulue par le général de Gaulle, ainsi que des injustices qui ont mis les gilets jaunes dans la rue – lequel financement actuel des partis est inadapté à une démocratie représentative digne de ce nom et trop coûteux, non tellement au regard de la dépense publique élevée dont elle fait l’objet, mais davantage par le fait que ce financement n’est aucunement soumis à des règles qui obligent qu’une part (à définir) serait proportionnelle au taux d’abstention, de vote blanc et qui irait aux citoyens mis en demeure en dehors de toute considérations partisanes d’écouter l’autre, de le mettre en confiance…

Il reste encore beaucoup à dire à ce sujet. Soyez-en sûr, j’y reviendrai. Mais en attendant, voilà je crois un aperçu de ce qu’il en est selon moi de la situation de crise que nous traversons et des vrais moyens d’en sortir…


«E Macron n’a rien fait que ses prédécesseurs n’aient soit disant eu le courage de faire (tant que cela) avant lui»

Comme chacun de ses prédécesseurs à son tour, Emmanuel Macron n’a fait que tirer parti de la situation qu’on lui a laissé en entrant, une situation globalement montée de toutes pièces par des élites. Lesquelles n’ayant jamais accepté, disons le droit de veto, que le général de Gaulle avait voulu mettre à la disposition des français en 1962 par son référendum qui aboutit à l’instauration de l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Aussi n’ont-ils eu de cesse de vouloir en découdre avec de Gaulle à ce propos. Tout aura été fait alors pour écarter le plus possible les populations des raisons cachées qui motivent les réformes, les évolutions: le système opaque d’alternance que les cohabitations auront institué et renforcé et qui a conduit au système « ni de droite ni de gauche » actuel, avec comme point culminant l’inversion du calendrier électoral voulu par de Gaule, etc.

Tout ceci, afin d’instaurer à terme un système (para)censitaire dépouillant les populations de leur souveraineté.

Reste à quiconque de développer davantage s’il le souhaite, mais le fait est qu’Emmanuel Macron n’a rien fait que ses prédécesseurs n’aient soit disant eu le courage de faire avant lui…  Car, tout était rôti à sont arrivée au pouvoir pour qu’on puisse faire entendre dans l’opinion ce genre de discours…


Par quelles mesures combler le déficit de représentativité qu’engendre l’abstention?

Venez participer au (Grand) débat (citoyen) que je lance sur «le financement des partis» au sujet duquel je veux croire qu’une révision est primordiale à plusieurs titres parce que:

 -souhaitable pour épauler le pouvoir de mesures consécutives à l’abstention totalement absentes jusqu’à présent pour compenser le déficit si criant actuellement de représentativité dû à l’abstention.

-Aussi,  parce que possible avec des procédés rudimentaires, qui plus est « sans douleur. Bref, des mesures de bon sens que je suis prêt à défendre de bout en bout…

Prière à ceux qui voudront participer à ce débat* de s’inscrire chacun via ma messagerie twitter ou WordPress « nevousméprenezpas » en déclinant vos nom, prénom, pseudo si vous souhaitez rester anonyme et une adresse mail! Je ferai de même, suite à quoi je donnerai le cadre de l’idée que je soutiens et que je veux soumettre à l’examen des questions et des remarques de tous ceux qui voudront y participer… Merci!


Vincent Coquaz vs Jean-Claude Carrière. Son argument historique contre les dangers du référendum ne tient pas politiquement…

Dans son article, le vrai sujet, sur lequel Vincent Coquaz n’apporte aucun éclairage, n’est-il pas que: si « l’écrivain Jean-Claude Carrière a estimé à tort que les régimes des deux dictateurs (MUSSOLINI ET HITLER) ont « commencé comme ça », en évoquant le référendum d’initiative citoyenne » et que donc, le référendum d’initiative citoyenne ne serait pas dangereux, contrairement à ce que dit cet écrivain, ça ne fait pas pour autant de ce référendum d’initiative citoyenne le moyen-clé que 70% des citoyens voient en lui pour s’adresser enfin au pouvoir dans de meilleures conditions que actuellement… 

Et à ce propos, si ce journaliste de Libération marque un point contre Jean-Claude Carrière au plan historique, au plan politique avec cette « crise des gilets jaunes » qui est au cœur de nos préoccupations, il reste très évasif…

Car, rien ne dit en effet que ce référendum n’a pas une certaine dangerosité; ou à tout le moins qu’il ne nous fait pas passer à côté d’une solution plus efficace…  

Laquelle selon moi ne peut que résider dans l’instauration d’un espace citoyen numérique et autre financé précisément par les retombées d’une révision citoyenne du financement des partis liés au pouvoir en place…


Politique et environnement: un système dont le moteur à explosion tourne sur 3 pattes

Assez du politique, des médias et des intellectuels SANS LES CITOYENS!

Le gouvernement veut d’une transition énergétique qui fonctionne: il doit activer le piston citoyen enrayé par près de 50 ans de mise au placard de tout un peuple. Ou c’est tout le système qui explosera. Et comme nous l’a dit Montesquieu des civilisations, il aura péri par l’exagération de ses principes…

Afin donc d’éviter le pire, le clash, c’est bien le moteur à explosion du système qu’il faut revoir, et le piston citoyen qui doit être activé. C’est souhaitable vu la nécessité d’un nouveau départ avant que tout s’arrête, car cela finira ainsi sinon… Mais c’est possible aussi politiquement, financièrement, et autre…

Retrouvons-nous dans un de mes prochains articles qui se proposera de donner quelques pistes concernant ce peuple placardisé, la nécessité primordiale d’une renaissance de la vie politique et la révision du financement des partis appartenant à la majorité qui mettra fin à l’un et qui conduira à l’autre selon moi..


Les gilets jaunes: un mouvement issu de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir

Pendant près de 50 ans, le pouvoir, à l’appui de l’autorité d’une technocraties débridée qui a voulu tout contrôler, n’a eu de cesse pendant ces cinquantaine dernières années d’écarter par trop le pays de la Constitution telle qu’elle avait été conçue dans «la perspective tracée par le général de Gaulle» .

Les lieutenants de cette entreprise de remises en cause douteuses de la Ve République ou de bricolages politiques sortis d’une méthodologie proche du caporalisme ou autre du genre et à visée notamment européistes pour la contourner, n’ont jamais accepté cette réforme de la Constitution engagée par le général de Gaulle en 1962 permettant l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Ce fut pourtant une prévoyance qu’il voulut avoir pour que le peuple en cas de grands périls que feraient courir par une tendance que pourraient avoir ceux qui nous dirigent à abuser de leurs prérogatives par exagération des principes républicains, démocratiques définis dans la Constitution.

Globalement, ceux qui nous dirigent depuis si longtemps ne veulent plus de la Constitution (qu’on dit abusivement depuis peu avoir été taillée sur mesure pour le général de Gaulle mais que lui avait voulu pour les français.

Et les membres du gouvernement actuel, prétendument déterminé à faire ce que les membres des gouvernements précédents n’ont pas eu le courage de faire, ne font pas autrement si ce n’est que par un effet trompeur du fonctionnement en zigzag qui consiste dans ce que les gouvernements en place font depuis 50 ans: vouloir faire croire toujours qu’il fait ce que les autres avant lui n’a jamais eu le courage de faire.

Mais nous sommes toujours sur le même registre de langue propre aux abstractions arbitraires du pouvoir.

(Voir prochainement le 2ème épisode d’une longue série d’articles qui suivront sur ce sujet difficile des gilets jaunes, de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir et en quoi selon moi une révision du financement des partis serait appropriée comme pouvant être une des conditions importantes pour contribuer au succès d’une renaissance de la vie politique devenue par tout le monde ou presque une nécessité primordiale mais à laquelle rien d’aucun bord ne semble encore en mesure d’apporter de réponse qu’embryonnaire ou douteuse).


Tout ira en empirant tant que le peuple ne fera pas entendre sa propre voix.

Griveaux commence à nous chauffer les oreilles, avec son «Le ras-le-bol de ces 40 années où on n’a pas fait les choses !». Car, ce que fait dans la précipitation le gouvernement auquel il appartient va de pair avec ce qu’ont fait dans la lenteur les gouvernements précédents qu’il critique. Griveaux, l’hôpital qui se moque de l’infirmerie, la poêle qui se moque du poêlon, cette manie proprement tyrannique très à la mode surtout depuis 18 mois qu’ont les politiques issus des partis de gouvernement de faire retomber leurs erreurs, leurs fautes sur leurs prédécesseurs qu’ils n’ont surpassés en rien. Sauf en pire ou qu’en apparence.

Que se passe-t-il qui montre qu’il en est bien ainsi quand depuis près de 50 ans ils n’ont fait que « ne pas faire les choses » ce dont accuse Griveaux ses prédécesseurs et ce qu’il appelle agir, soit ce que fait le pouvoir en place sans tenir compte le moins du monde de la situation des français qu’il aggrave de jour en jour. Il n’y a pas de différence. Il n’y en a pas parce que si c’était sur le registre de l’inaction que les gouvernements antérieurs étaient critiquables, ça procédait des mêmes fautes qui étaient au grand jamais de ne pas tenir compte de la situation des français…

Et bien si on comprend ce que parler veut dire, tout ce qu’on doit à l’arrivée d’E Macron ne peut être vue que comme un durcissement des politiques antérieures.

Avant alors de nous demander comment faire pour que ça change, la question devant venir à l’esprit est quand, à partir de quoi tout deviendra enfin possible.

C’est tout simple: lorsque le peuple aura sa propre voix, et qu’il se donnera les moyens politiques de base pour la nourrir, la développer, l’organiser, la faire entendre… S’il veut s’en donner la peine, regarder où il faut, tout cela est à portée de main, à sa portée comme il va s’en rendre compte en emboîtant le pas dans celui des « gilets jaunes »; mais à leur suite politiquement et ce dans l’harmonisation des idées et des connaissances de tous les citoyens…