ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Le pouvoir Macron ou l’immobilisme « en marche »

Une alternative au pouvoir Macron est non seulement souhaitable mais possible, même avant 2022. Mais, sans parler tout de suite de ce qu’elle peut être – chaque chose en son temps après tout -, que peut représenter une alternative au nouveau pouvoir en place; aux changements envisagés, effectués si ce n’est ce qui va à l’encontre de l’immobilisme en marche: ce qui caractérise assez bien Emmanuel Macron et son mouvement contrairement à l’image qu’il veut donner d’eux-mêmes.

Tous les changements envisagés, effectués, en passe d’être faits qu’on veut à tort ou à raison être la marque de ce nouveau pouvoir auraient eu lieu de toute façon. Ils ne pouvait plus attendre tant désormais ils découlent pour la plupart du simple cours des choses.

Exemple avec le chômage de masse arrivé à son paroxysme suite à l’instauration d’une économie à deux vitesse qui a perduré pendant des décennies: dès lors que tant de gens sont sans emploi, à la rue, vulnérables, dans la précarité comme les travailleurs pauvres mais pas seulement, le coût de la vie qui ne cesse de monter à l’inverse de la protection sociale, juridique qui se détériorent bien qu’elle coûte de plus en plus cher… c’est devenu relativement très facile de relancer quelque peu l’emploi, l’économie…

C’est là un cycle qui se répète tous les trente ans. Un cycle précédé toujours d’un bon nombre d’innovations tant techniques, technico- commerciales que sociales, à mettre souvent au rang des gimmicks, et qui servent surtout à remettre à flot le système le temps que tout reparte comme à chaque fois par une période de retour à un semblant de normalité au début pour replongée et finir ensuite dans le même état qui ne va qu’en s’empirant que connaissent les malades qui ne veulent pas guérir …

Aussi faut-il reconnaître que si ceux qui nous dirigent de mandature en mandature ne savent pas ne veulent pas gouverner comme il le faudrait, ils savent se faire élire, trouver des gens pour les admirer ou les décrier à tort et à travers ce qui n’a aucun effet satisfaisant contre eux…

Hélas, ça ne laisse pas encore beaucoup d’issue pour espérer remédier à ces difficultés.

Alors, pendant que j’évoquais tous ceux qui ne font pas tout ce qu’il faut aux postes élevés qu’ils occupent, je pensais à Gustave Flaubert qui figure quant à lui parmi les grands noms de la littérature française selon qui pour que quelque chose devienne intéressant il faut la regarder longtemps, je me disais: dommage qu’il n’est pas dit ça pour ce qui est de discerner le vrai du faux de toute chose.

Lui, on l’aurait peut-être écouté, nous n’en serions pas là avec ce perpétuel et et cruel recommencement et je ne serais pas là à m’échiner à ne faire que prendre date sur l’Histoire, faute de pouvoir agir sur les événements. Mais c’est déjà ça… Et puis et surtout, viendra le temps – c’est affaire aussi et avant peu de discernement – de voir qu’une alternative au pouvoir Macron est non seulement souhaitable mais possible…


«La droite est retombée à ses effectifs… de 2010». Mais que faut-il en conclure?

«La droite est retombée à ses effectifs militants de 2010» apprend-on dans le Scan Politique du Figaro d’hier. Mais que cachent les chiffres, que faut-il en conclure surtout?

Le LR, mais aussi le PS et autre parti de gouvernement, sont comparables à des sacs qui prennent la forme de l’usage qu’en font depuis toujours leurs cadres dirigeants au gré de leurs besoins, leurs objectifs. Ceux-ci n’étant que de passer la main à Emmanuel Macron, dont il n’est de la plupart de ces cadres dirigeants actuels et anciens, certes sous une apparence nouvelle, que le faux-nez. Ce, depuis quelques mois que la corde Sarkozy, la corde Hollande et tant d’autres étaient usées…

Comment être plus clair!Ils ont promu Macron au rang de chef d’État par le conditionnement qu’ils ont opéré sur les populations pour le faire élire en prétextant qu’il n’y avait pas d’autre choix face à une prétendue menace FN vers lequel ils ont pourtant poussé ce qu’il fallait de gens qui le rejoignent pour que cette menace soit crédible mais qu’elle ne pèse rien ou presque.

On voit la situation du FN qui, pour l’heure, est en passe de démantèlement. Ils ont fait le même coup à fillon qui était le seul à pouvoir battre Macron.

Et maintenant que leur chouchou peut continuer à son stade la politique en place depuis plus de quarante ans, et que la plupart d’entre eux ont participé ardemment à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, ils ont intérêt à faire apparaître leur recul dans l’opinion comme le résultat de leur trop ancienne inefficacité de la méthode en politique sanctionnée par la vague jupitérienne macroniste…

Aussi la reconstruction dite en cours tant à droite qu’à gauche n’est que l’image verbale trompeuse là pour masquer ce que sont devenus la droite et la gauche de gouvernement au fil du temps: des partis comparables à des sacs qui prennent la forme de l’usage qu’en font au gré de leurs besoins propres la plupart de leurs dirigeants…

 


Loi Travail, produit quintessencié de plus de 40 ans de politique asociale

Macron, comme sa loi de réforme du code de Travail,  est le produit quintessencié de plus de quarante ans de vie politique affairiste asociale(1) désastreuse qui ont conduit le pays au chômage de masse, qui – entre autres aberrations – ont fait, pourrait-on dire, le choix de ce chômage de masse. Ce, parce que celui-ci ne coûte sur tous les plans humains et autre (financier, économique, social…) qu’aux masses et ne rapportent qu’aux « élites qui peuvent les exploiter ensuite par ce déjà dont ils sont le plus privés à cause d’elles.

Sauf à ne pas comprendre ça, comment croire que ses réformes pourraient être plus satisfaisantes que celles de ses prédécesseurs?

Presque tous ceux qui ont participé au pouvoir depuis Mitterrand voire Giscard, ceux-là mêmes dont Macron veut axer ses méthodes à 180° des leurs, le soutiennent. Que faut-il de plus pour comprendre que rien ne changera avec Macron dans un sens convenable pour le pays.

Avec lui, c’est pareil qu’avant. Simplement que cette politique menée jusque-là est arrivée à un autre stade: celui de l’asservissement des masses.

Après les avoir endettées, l’heure est venue pour lui et les siens de les réduire à leur merci en commençant par les déposséder d’elles-mêmes, de leurs vraies vies.

Et le seul espoir qui leur reste, c’est de refuser du tout au tout sa politique, son arrogance, ses injures, ses manières détestables de dresser les uns contre les autre en clivant le peuple sans cesse…

Pour ce qui est de manipuler les masses, il est à bonne école. Mais s’il parvient à ses fins, le pays n’en sortira pas grandi ni réparé comme il dit le vouloir. Parce que le pays, c’est tout le monde non seulement avec du travail mais surtout avec de vraies vies.

Le chômage de masse était une chance inouïe de remettre l’économie à l’heure d’une anthropologie fondée sur les besoins véritables de l’homme: une occasion manquée pour le peuple qu’un gouvernement aura spolié une fois de plus.

Mais plus que ça, car les fainéants, les cyniques, les extrêmes, pour reprendre les paroles tant offensantes qu’arrogantes que Macron adressent à tous ceux qui condamnent sa politique sont ceux qui comme ces prédécesseurs ont fait ce sinistre choix du chômage et tous ceux qui comme lui ne le dénoncent pas comme tel pour en faire leur chou gras non moins sinistre.

Aucun d’entre nous ne vaudra alors guère mieux que Macron, ses prédécesseurs et ses marcheurs si on s’en tient à Ézéchiel 33. Car si nous ne leur disons pas d’abandonner leur conduite mauvaise, il en coûtera au pouvoir et au peuple autant qu’à ce que Dieu disait vouloir faire payer à Ézéchiel quand il le prie d’avertir le méchant qu’il mourra de son péché » lui précisant bien, qu’il demandera compte de son sang s’il ne l’avertit pas comme il lui a dit de le faire.

  1. asocial: qui n’est pas adapté à la vie sociale; ce qu’elle est chaque jour un peu plus depuis plus de quarante ans…


Le 1er ministre veut «Réparer le pays», en tirant parti des erreurs, des défauts qui l’ont abîmé

Le premier ministre Édouard Philippe a dit sur France-inter vouloir «réparer le pays». «Je veux réussir, participer à la réparation du pays», aurait-il dit exactement.
Mais si l’intention est louable dans l’énoncé de tels propos, quel résultat en attendre à la lumière des faits qui ne laissent pas l’ombre d’un doute sur le peu de sincérité à leur origine, tant toute idée de remettre à plat les erreurs, les défauts qui l’ont abîmé depuis plusieurs décennies est évacué sans aucun ménagement?
Réparer, c’est d’abord considérer sans ambages les erreurs, les défauts en cause dans tout dysfonctionnement; a fortiori lorsqu’il concerne un pays miné par plus de 40 ans de politique désastreuse. Sans dire de façon claire, nette, précise ce qu’ont été toutes ces années, son «je veux réussir, participer à la réparation du pays» est très insuffisant surtout quand de surcroît tous ceux qui tiraient la sonnette d’alarme de longue date pour qu’on y pourvoie sont traités de « déclinistes » ou leur attitude de défaitiste et de « bashing ».
Que ne voir là d’autre qu’une façon brusque mais embarrassée de tourner la page à plus de quarante ans de socio-économie distordue politiquement et financièrement, de couper court aussi à la longue tirade d’En marche: celle du mouvement sorti ex nihilo dans ce contexte inédit sous la Ve République de rejet massif des français pour le politique en période électorale majeure… Cette tirade qui disait vouloir tourner le dos au passé, à ses traditions, ses contradictions…
Tout allait être enfin réglé très bien, très vite. …  Ça allait être un bouleversement merveilleux, un enchantement à l’image de ce qu’on pourrait attendre du prince charmant pour qui voulait se faire passer Emmanuel Macron pendant les élections présidentielles et Législatives qui l’ont vu succéder à Hollande et donné la majorité absolue au premier ministre Édouard Philippe.
Il ne fait là que l’aveu tardif d’un gouvernement qui reconnaît bien là que le pays va terriblement mal, que reprendre ce qu’on sait depuis fort longtemps; il ne fait qu’évacuer des fautes qui ne sont même pas à demie pardonnées… C’est tout de même trop facile. Mais sommes-nous assez sensibles pour comprendre l’importance qu’ont les petites choses? Je crois que c’est là peut-être tout le problème…


Surfer sur les décombres de la droite et de la gauche: du «pragmatisme comme boussole» pour le 1er ministre

Le dernier paravent d’En Marche. Depuis 3 mois qu’il est premier ministre sous l’autorité du Président Macron, Edouard Philippe, membre important Des Républicains – ce qui n’est pas rien dans sa situation -, ne distingue plus une politique de droite d’une politique de gauche.

Dixit Jim Jarassé dans le Scan-politique du Figaro du 03 09 dernier: à Laurent Wauquiez comme à tous ceux comme lui qui « s’inquiètent d’une orientation trop libérale de l’exécutif », « trop à droite », le premier ministre Edouard Philippe leur lance « je ne sais pas ce que c’est une politique de droite ou de gauche »…

Où est son «pragmatisme pour boussole»? C’est ce qu’il appelle «n’avoir que le pragmatisme pour boussole», un fonctionnement très orientable probablement quand juste après, nous dit Jim Jarassé, « il tacle Les Républicains » dont selon lui « le pacte fondateur des droites et des centres a été mis à mal par une droitisation progressive » …

Troublant pragmatisme tout de même, troublant accommodement aussi du plus grand nombre d’entre nous que rien n’offusque plus de façon normale.

Pourtant, ce qui distingue une politique de droite d’une politique de gauche est ce qui permet de mettre l’économie et le social en équilibre et avec un peu de bon sens et de logique c’est définissable pour le premier venu.

Je nomme ça surfer sur les décombres de la droite et de la gauche. Encore faut-il démystifier: ce qui n’est pas une mince affaire tant tout est fait pour qu’on soit trop sur l’événement et pas assez sur leurs causes à l’origine.

D’avoir été endiguées plutôt que d’avoir été soutenues, la gauche et la droite ont été galvaudées, dévoyées pour des raisons multiples le plus souvent malhonnêtes suscitant le rejet actuel de l’une et de l’autre. C’est ainsi qu’après avoir été endiguées elles ont débordé, puis ce sont diluées. Mais tout ça artificiellement pour les rendre inopérantes. Donc rien n’est perdu pour qui sait attendre.

Alors qu’en elles-mêmes, hors événement donc, la gauche et la droite comme la politique correspondant à chacune d’elles sont parfaitement identifiables et dans ces conditions peuvent refaire à tout moment surface.

Celle de droite concerne ceux qui sont davantage apparentés au pouvoir économique, lesquels ont surtout tendance à axer plus sur l’économie et les affaires et donc à ignorer la démocratie ou la submerger.

Pendant que celle de gauche concerne ceux qui sont quant à eux davantage apparentés au contre-pouvoir-économique et au social et donc ont tendance à axer plus leur intérêt sur le social et la démocratie et à ignorer les contraintes de l’économie.

Mais les excès de la gauche au lieu d’être mis à profit à droite et ceux de droite au profit de la gauche, ce sont les tenants du pouvoir économique qui en ont profité et le système à fini par s’enrayer privilégiant l’économisme au dépens du social avec à terme des problèmes sociopolitiques graves…

C’en est là dans un premier temps depuis que sous Giscard d’Estaing puis sous Mitterrand on a laissé la gauche s’emballer rendant dans un deuxième toute droite insupportable. Ce qui a permis aux tenants de l’économie et de l’argent-roi de rafler la mise sur fond de désenchantement général de la politique.

Mais derrière le si commode pragmatisme pour boussole d’Edouard Philippe, le dernier paravent d’En Marche… les problèmes sociopolitiques graves grouillent…

Alors faudra-t-il se grouiller aussi non pas pour les endiguer comme à l’accoutumée mais les traiter non pour les effets mais pour les causes qui les ont produites. C’est même vital pour l’économie…


Entre « laisser vivre » et « ne pas laisser mourir », qu’y a-t-il de plus humain…

« Si un humain n’est pas d’accord avec toi, laisse le vivre. Dans cent milliards de galaxies, vous n’en trouverez pas un autre » disait Carl Sagan (1)
Avec le recul et parce qu’il faut toujours essayer de pousser si possible plus loin la réflexion, ne devons-nous pas nous demander entre « laisser vivre » et « ne pas laisser mourir », ce qu’il y a de plus humain…

En ce qui me concerne, je crois qu’au lieu de dire « Si un humain n’est pas d’accord avec toi, laisse le vivre« , je proposerais plutôt de dire « si un humain n’est pas d’accord avec toi, ne le laisse pas mourir« .

Car n’est-il pas que laisser vivre se traduit très souvent par laisser mourir. Combien d’enfants ont mal fini dont les parents écoutaient entre autres des pédopsychiatres leur demander dans les années quatre vingt de les laisser vivre… ou qui ne laisse pas vivre ne serait-ce ceux qui meurent dans la rue… C-à-dire: obtenir le contraire du but recherché quand on veut laisser vivre en se montrant humain; soit, ne pas traiter l’autre en tant que semblable comme il se doit mais de façon trop superficielle. Ne sommes-nous pas alors trop dans l’ornement plus que dans la remédiation…

Parce que je crois aussi que c’est cela qu’il faut retenir surtout du fait que si chaque humain est unique dans l’univers, c’est que les hommes sont semblables et devraient être traités comme tels, et comme tels que de prendre soin d’eux reviennent à n’en laisser surtout aucun mourir: un parallélisme loin du d’un niveau voulu… « en parole, en pensée, par action et par omission » comme le prouve la chosification dont ils font de plus en plus l’objet… la démonétisation de la parole dont on ne donne de valeur qu’à la hauteur de la situation qu’on occupe, à la place qu’on a dans la société… ou au rôle qu’en haut lieu on veut nous faire jouer…

Et n’est-ce pas comme cela qu’on en fait trop pour les uns, pas assez pour les autres et qu’au bout du compte, rien ne marche comme il se devrait, la seule chose qui pourtant importe le plus pour que vaille notre action…

(1) Cal Sagan, Astronome américain (New York 1934 -Seattle 1996)Ses travaux concernent les planètes (études de la surface, l’atmosphère). Il s’intéressa également au problème de l’origine de la vie et à l’existence de vies intelligentes en dehors de la Terre. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et de science fiction. Petit Robert des noms propres.


Démocratie bafouée par 40 ans de dissociation éhontée de l’économie et du social

Dans les faits, la monstruosité du système a été que cette dissociation de l’économie du social  a été conduite d’abord dans le sens de faire du social en dehors de toute considération économique ou presque; ce qui a préparé le terrain ensuite, aux tenants de ce système qui font maintenant de l’économie en dehors de toute considération humaine et sociale. Et qu’il en ait été ainsi avec les meilleures intentions du monde ne change rien.

Le résultat est là. C’est celui d’un climat socio-économique et politique très délétère qui s’est installé notamment en France depuis plus de quarante ans. Il étouffe le peuple et qui empêche toute possibilité de vrais changements, de vrais réformes. Cette privation a spolié le pays dans son entier où plus personne bientôt ne peut vivre seulement de son travail, subvenir aux besoins de sa famille.

Quant à assumer correctement ses obligations sociales et autres c’est devenu de plus en plus difficile. C’est la honte de la France de se trouver sous le joug de ce système qui est en train de faire de chacun de nous un citoyen toujours plus réduit à ne pouvoir se dépatouiller que de ses propres difficultés.

Aussi notre premier devoir doit être de mettre au carré qu’il n’y a pas un réel de ceci ni de cela. Le réel est un ensemble où tout est lié. Et de même que Michel-Ange disait de ses sculptures qu’elles étaient déjà dans le marbre avant qu’il ait donné le premier coup de ciseau, il en est de même des vrais réformes que le pays attend…

Mais si ce marbre de carrare réside dans cette critique du système, le ciseau qui en fera voler les éclats ne tiendra que dans une adhésion générale à celle-ci… ce qui fait de chacun de nous qu’il appartiendra au destin réservé aux vierges sages ou à celui des vierges folles de la parabole…

Oui, notre destin sera-t-il celui des vierges folles ou celui des vierges sages de la parabole car oui, les vraies réformes sont dans le marbre dont les éclats feront jaillir le vrai visage du système.


Ruffin, l’idiot utile de Macron

Avec Ruffin, c’est du n’importe quoi. Avec lui tout est bon pour susciter la colère du peuple pourvu que ça serve son parti pris de  « progressiste ».

Oui! Si le conservatisme a ses tares car tout n’est pas à conserver; de même tout progressisme a les siennes car tout progrès n’est pas souhaitable. Loin s’en faut.

<<Il ferait mieux de se pencher sur les frasques politiciennes dont la gauche est coutumière depuis plus de 40 ans.>>

Ruffin, du Mélenchon en pire. Comme baratineur, Mélenchon se pose là; mais comme député baragouineur, Ruffin bat des records.

En bon héritier du programme commun de la gauche auquel les excès ont conduit à mettre Macron au pouvoir, non content de laisser la voie libre à la loi Travail en préparation, que propose-t-il pour lui barrer la route?

Ruffin veut pèle-mêle étaler au grand jour les potins qui courent sur Macron avec les situations tragiques que vivent des centaines de millier de français, peut-être des millions, pour réussir des coups politiques. Quand bien même Macron serait critiquable dans ses rapports élyséens avec l’argent, compter sur la misère, dont la gauche à laquelle il appartient en est pour une grande part responsable, c’est faire là du populisme de bas étage…

Selon lui, s’en prendre au chef de l’État sur ses réformes serait l’attaquer << sur un angle trop technique >>. Trop c’est trop, Ruffin! Là où il y a monstruosité du système, monsieur voit de l’inhumanité. La loi Travail ne le dérange pas s’il obtient des accommodations clientélistes.

Il ment sur les mots comme il ment sur les réponses à apporter à la situation économique. C’est pourtant la loi Travail qui pose problème. La rendre accommodante serait le pire qu’on puisse attendre de l’opposition dont Ruffin serait l’idiot utile de Macron mais aussi de tout son aréopage qui a des ramifications tant à gauche et à droite qu’au centre

« Ça s’appelle spéculer sur la misère » serait-il temps de lui dire une fois pour toutes.

Au lieu de ça, il ferait mieux de se pencher sur les frasques politiciennes dont la gauche est coutumière depuis plus de 40 ans.  Car, ce sont les excès de la gauche trop peu au fait des questions économiques qui ont conduits aux excès inverses auxquels nous sommes confrontés actuellement. Un peu de rigueur historique mettrait un peu de plomb dans la tête de son progressisme stupide.


Va-ton pour 30 ans encore passer à côté des vraies réformes…

Tous les trente ans, surtout depuis 1929, année rattachée tristement au terme de crise économique sans précédent, les mêmes ou analogues manifestations, conséquences économiques et leurs prolongements sociaux et politiques reviennent avec leur lot de calamités en tous genres (baisse de la production, hausse des prix, menace des valeurs boursières, chômage, dirigisme, domination d’une partie de l’économie par une autre, instabilité politique… ).

Avec le temps, la survenue de telles crises aurait pu et dû être l’occasion de réfléchir en profondeur aux causes de la crise desquelles découlent inévitablement les paradigmes économiques les plus à même pour se prémunir de toute nouvelle rechute de celle-ci de sorte à tout le moins qu’elle n’apparaisse pas de manière aussi grave.

Mais non. À chaque fois, les remises en cause se font a minima des vrais besoins de l’homme. Ceux-ci furent méprisés dans les années 1930 par le gauchisme revanchard, combattus dans les années 60 par le néolibéralisme en gestation, méconnus 30 ans plus tard dans le contexte de l’économie de Marché à tout va et maintenant ceux-ci, leur notion même sont pour ainsi dire ignorés.

Qui seulement se soucie de nos jours de ce que nos conditions de vie et de travail s’établissent au regard des seuls paramètres qui vaillent: ceux inhérents à nos vrais besoins, tout étant de plus en plus basé sur les attentes mises surtout en perspective axées sur des faux besoins, n’en soyons pas dupes.

C’est d’ailleurs le glissement qui s’est opéré tout au long de cette période historique de référence prise ici, allant de 1929 à nos jours. À chaque fois encore, c’est la notion de besoin qui a cédé au profit désastreux – exception faite peut-être, c’est mêm’pas sûr, pour ceux qui tirent les ficelles de ces remises en cause de l’économie a minima – de celle d’attente.

C’est bien quand même que quelque chose ne va pas… se pourrait-il qu’on ne manque pas d’hommes de science mais d’hommes de conscience que ça ne m’étonnerait pas du tout.

J’en veux pour preuve le type de débats qu’on nous propose dans les médias ici ou là dans le cadre de la loi Travail bis en préparation, des débats que je trouve insidieux pour la plupart tant il est clair qu’ils se réduisent à cliver la société entre deux partis pris dont on sait d’avance lequel des deux est celui qui doit faire vendre l’autre, étant entendu que toute autre option se trouvant absente est exclue.

Exemple d’émission qui en dit long sur l’absence véritable de débat à laquelle on est confronté le plus souvent, tel celui que Renaud Dely donnait mardi 24 08 dernier sur ARTE intitulée <<chômage: faut-il continuer de subventionner les emplois? >>.

Pourquoi en effet un tel thème d’émission si ce n’est pour prêter à tout opposant à la politique de l’emploi de Macron les solutions de facilité et à ses tenants celui de la responsabilité; alors que cette politique ne s’appuie que sur le recul du chômage qui n’est qu’une espérance vaine dès lors qu’il le devra d’un accroissement de la pauvreté et de la précarité…

À ce sujet j’aurais voulu ajouter certaines autres remarques mais faute du temps nécessaire ce sera une occasion pour une autre fois…

 

 

 


«les réformes annoncées vont porter leurs fruits».Le ministre de l’intérieur prend les français pour des imbéciles…

D’après lui, «les réformes annoncées vont porter leurs fruits» – oui! mais pour qui et pour combien de personnes seront-ils délicieux? Gérard Colomb est peu bavard sur ce point. Mais, il s’en pourlèche trop les babines pour que nous butions très longtemps sur la réponse sans être sûr au moins de deux choses: nous aurons les fruits et ils seront amers…

Sous prétexte que – comme il dit – «on ne peut pas continuer dans une voie qui a amené le pays à 3 millions de chômeurs», le ministre de l’intérieur Gérard Colomb croit pouvoir prétendre qu’il n’y a que la voie des réformes annoncées par ordonnance que lui et ses amis du gouvernement appellent de leurs vœux … pour relancer tant l’emploi que l’économie? Balivernes!

Le chômage de masse, au même titre que celui de l’échec scolaire ou autre phénomène de masse, n’est qu’un épisode dans la longue saga du pouvoir économique régnant qui se poursuit depuis plus de quarante ans. Ce chômage de masse et la dette qui l’a financé ne sont un fléau que pour le peuple qui passe actuellement pour celui que les gouvernements précédents ont trop écouté… Tout cela est faux. C’est là l’épisode suivant de la comédie inhumaine de ce pouvoir: le moyen qu’il se donne pour exploiter le problème dans l’autre sens afin maintenant de sucrer le peuple de ses droits…

Gérard Colomb prend les français pour des imbéciles. Il n’y a aucun doute là-dessus, quand on sait que: 1) nous n’avons pas 3 mais 5 millions de chômeurs et 1 à 2 millions de précaires si ce n’est davantage. Et 2) l’une et l’autre voie en question (dans son propos) ne sont que les deux faces de la même médaille: celle qui revient aux tenants du pouvoir économique en place depuis plus de quarante ans.

Ce sont eux qui ont fait le choix du chômage de masse il y a plus de quarante ans; ce qui leur donne maintenant l’opportunité de revendiquer un retour au plein emploi à très bon compte pour eux tandis que tous les chiffres du social explosent de toutes parts et que dans ces conditions le peuple devient corvéable à merci.

Tout ça afin sous une forme nouvelle de maintenir dissociées l’économie du pouvoir et celle du peuple et de faire que ceux qui relèvent de la première restent à tout point de vue les bénéficiaires; et ceux qui n’en relèvent pas restent quant à eux le bec dans l’eau ad vitam aeternam. Non merci, monsieur le ministre de l’intérieur! Une autre voie est possible est autrement souhaitable, et démocratique celle-là: elle viendra lorsque le politique aura repris le dessus sur l’économique…

Si ce n’est un loup déguisé en agneau, comment Gérard Colomb, peut-il en outre laisser entendre aussi éhontément que le chômage de masse serait dû à quarante ans de politique par trop complaisante aux attentes excessives des citoyens qu’il fait passer pour des irresponsables; et que le courage politique serait subitement la marque du pouvoir Macron, le seul à même de face aux réalités?

Alors que le pouvoir Macron n’est qu’une parodie de mouvement en arrière qui succède à celui qui a conduit au chômage de masse puisque ce chômage de masse n’est qu’un moyen juteux pour le pouvoir économique toujours en place de produire à terme de la main d’oeuvre financièrement et juridiquement bon marché; rien ne sert par ailleurs de faire reculer le chômage, pas plus que les rigidités de l’économie, quand c’est surtout de résorber dans de bonnes conditions les problèmes de ceux-là et de celui-ci qui compte. Quand d’après Gérard Colomb «les réformes annoncées vont porter leurs fruits» – oui! – mais lesquels? De quels fruits amers parle-t-il?


« Parité entre les hommes et parité entre les femmes », notre prochaine révolution copernicienne

<< ON NE PEUT SAISIR LA RÉALITÉ QU’EN SE DÉPLAÇANT HORS DU CENTRE …>> ,  c’est là << l’un des leitmotivs de Bergoglio (avant même qu’il ne soit pape)>> que Bernadette Sauvaget tient de << Silvina Perez, responsable de l’édition espagnole de l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican >>.

Un leitmotiv que reprend Bernadette Sauvaget dans un article, publié dans Libération du 02 08 dernier et auquel Patrice de Plunkett, le journaliste catholique, grande figure de la nouvelle Évangélisation rend hommage sur Facebook, voulant honorer l’image qu’elle véhicule de  » FRANCOIS [en qui elle voit un pape qui] A CHANGÉ LE CENTRE DE GRAVITÉ DU CATHOLICISME  ».

C’est – belle passe d’arme de Patrice de Plunkett qu’on ne peut que saluer tant elle digne des meilleurs films de cap et d’épée – un hommage qu’il oppose vigoureusement à un certain « mensuel ultra-catho [qui aurait traité] de diplomatie de comptoir l’action internationale du pape ».

Dans tout cela, beaucoup est à lire… Mais tout de suite, si vous le voulez bien, retenons surtout que, selon moi bien sûr, si François n’a de cesse de dire que : << on ne peut saisir la réalité qu’en se déplaçant hors du centre… >>, n’est-ce pas en raison d’une règle de vie de bon sens, malheureusement très peu en usage encore de nos jours, qui voudrait – si on parvenait à se défaire de cette manie métonymique qui consiste à réduire l’homme à « sa situation… » – que plus l’homme voudra, devra, se rendre efficace, dans sa vie, son travail, ce dans tous les sens bienveillants du terme, plus il devra se rendre capable non seulement de bon professionnalisme mais aussi de traiter par ailleurs de tout le reste… Ce que je revendique entre autre depuis pas mal de temps maintenant… et qui passera forcément par l’acceptation de la parité entre les hommes et entre les femmes, avec tous les enjeux culturels, cultuels, politiques… que cela implique… Un sujet donc difficile, de première importance, que j’aurais plaisir à traiter prochainement…


La comédie inhumaine du pouvoir économique, et le politique et social moribonds

 Prochain article sur nevousméprenezpas.com. «La comédie inhumaine du pouvoir économique, et le politique et le social moribonds»: ce ne sont pas là les ingrédients d’un mauvais scénario de politique fiction, c’est la réalité: la comédie du pouvoir qui se joue devant nous est bien inhumaine; elle est celle du pouvoir économique dont les auteurs, les producteurs, les régisseurs et les acteurs-vedette ne sont autres que ceux qui le détiennent depuis plus de quarante ans. Et les autres protagonistes se trouvent être le politique et le social moribonds. Mais comme au théâtre ou au cinéma, le sort des uns et des autres n’est jamais fixé une fois pour toute et un dénouement inattendu n’est pas exclu… Si d’ailleurs, à ses heures les plus sombres, notre Histoire a pu donner raison à Churchill quand il dît pour revigorer ses troupes que « le succès [alors nazi] n’est pas définitif », « l’échec [alors des alliés] n’est pas fatal, [mais que]c’est le courage de continuer qui compte », tout est loin d’être perdu pour le politique et le social: s’il sont à ce point moribonds, une issue heureuse est encore possible… Là-dessus, je vous propose de nous retrouver prochainement ici-même…  pour faire le point sur ces questions….


Notre action ne vaut que selon le rapport qu’on entretient avec la vérité

Ce que vaut notre action sous le rapport qu’on entretient avec la vérité: début d’explication à travers le prisme de la loi Travail…

Notre rapport à la vérité pour le meilleur et pour le pire: Action et vérité sont toujours liés. Notre action ne vaut que selon le rapport qu’on entretient entre la vérité et le pouvoir.

Le pouvoir doit servir la vérité. Dans le cas où c’est la vérité qui sert le pouvoir, notre action est forcément orientée par une intention cachée, une interprétation tendancieuse des faits, d’une évolution de la réalité qui ne résulte en rien du cours normal des choses…

Le pouvoir ne doit pas se servir de la vérité mais lui obéir à mesure qu’elle se fait jour. Mais tel n’est pas le cas très souvent, car «quand on veut tuer son chien» affirme le proverbe, «on dit qu’il a la rage».  De même, quand un système économique veut exploiter le peuple à bon compte et a fortiori « les » pauvres, il leur donne des droits au chômage et autres. Ces droits sont donnés comme acquis sociaux que seul le peuple donc peut remettre en cause. De plus, ces acquis ont été financés pendant des décennies par de la dette publique, que ce système économique brandit pour l’en déposséder de manière autoritaire. «Le changement, c’est maintenant» disait le slogan sur lequel François Hollande s’est fait élire en 2012. La loi Travail est le résultat de ce changement qu’il nous promettait si radieux.

L’usine marée-motrice de la dette publique, un marché juteux pour ceux qui détiennent le pouvoir économique; c-à-dire: les financiers et les industriels qui leur sont proches. Après avoir Cette dette publique devenant alors le moyen du pouvoir pour justifier (exemples avec la loi Travail) des changements inacceptables appelés pompeusement Réformes lui permettant de commettre tous les abus contre le peuple… qui se voit exclu du débat par le gouvernement; lequel, résolu à toutes les audaces en sens inverse de la dette jusque-là à marrée ascendante, a décidé de passer en force à marée basse par le biais des ordonnances…

Le pouvoir « En Marche » en panne. Le simple constat du sans-gêne dont le gouvernement a fait preuve envers le peuple en l’évinçant de tout débat auquel il aurait dû participer quand ce sont ses acquis qui sont en jeu, ses droits, ceux de millions de gens, leur droits qui peuvent être remis en cause d’un simple coup de balai…

Que vaut dans tout ça notre action, l’action d’un gouvernement qui légifère par ordonnances; quand les débats au Parlement ne sont que poudre aux yeux puisqu’ils peuvent être contournés au moindre degré de lucidité pouvant faire obstacle: Rien de bon selon moi. Pourquoi cela: parce que ne vaut aussi rien de bon le rapport que le gouvernement, le pouvoir « En Marche » en place entretient avec la vérité pour mener son action. Son rapport à la vérité est le flou, l’équivoque, le double-jeu… Et ce mauvais rapport à la vérité est aussi le lot du peuple qui a laissé faire… C’est là un autre volet de ce vaste et complexe et autant dire incontournable sujet où sont intimement liés action, vérité, pouvoir. Par petites touches encore je reviendrai prochainement préciser le tableau…


Les cafouillages de la réforme de la taxe d’habitation: s’agit-il de couic ou de couacs?

Attention, surtout en politique, des couacs cachent souvent des couic… Et si les couacs ont de pénible qu’ils sont le résultat de maladresses, les couic ont de terrible qu’ils sont ravageurs: dans ces conditions ils arrivent masqués et quand ils sont sur nous il est trop tard…

Ne prenons-nous pas des couic pour des couacs quand dans le Figaro Immobilier d’hier,  il est dit que «l’avenir de la taxe d’habitation s’écrit plus que jamais en pointillés» pour expliquer « le couac [fait] autour du calendrier de la réforme de la taxe d’habitation », et le fait que Macron revienne de manière tâtonne sur cette taxe dont l’ampleur de la suppression ne porterait plus à 80 % pour les habitants qui la paient mais à 100 %?

Des couic selon les méthodes du voleur chinois. Ces remises en cause permanentes « on fait on fait pas » du Président de la République et de sa majorité n’ont de la maladresse due à la difficulté que l’apparence. Ce ne sont des couacs que pour des couic un mode de fonctionnement de la dictature douce selon les méthodes du voleur chinois.

« En Marche » vers une taxe d’habitation-bis par palier. Et en politique où l’économisme prime sur le politique et le social, cette manière de fonctionner du pouvoir en place est plus que redoutable, elle est dangereuse. Elle lui permet d’avancer par palier suivant un calendrier de remises en cause correspondant à un rythme politique en réalité très au point et qui n’a rien à voir donc avec « un avenir écrit en pointillé ». Aux dernières nouvelles, cette suppression de la taxe d’habitation qui était de 783 € en moyenne par habitant qui la paie en 2016 devrait maintenant aboutir à ce que «l’État […] transfère un autre impôt pour que [les municipalités « retrouvent »] de « l’autonomie fiscale»: le mot est lâché, qui plus est, c’est celui du nouveau président de l’AMF.

Combien au final nous coûtera la suppression de cette taxe? En fait donc de suppression de cette taxe, attendons-nous plutôt et seulement à un changement de son appellation. Et par ce biais, elle devrait pouvoir donner lieu à des augmentations moins impopulaires socio-politiquement puisque dans les têtes elle aura disparu mais – parce qu’il risque en être ainsi si on n’y prend gare – bien plus insupportables sera-t-elle socio-économiquement puisqu’elles pourront reprendre de la vigueur.

La suppression de la taxe d’habitation ne pourra être qu’un palliatif qui aura pour effet de faire oublier la douleur mais qui ne fera que développer le mal qui en était à l’origine… à moins qu’on cesse de prendre des couic pour des couacs.


Statut de « première dame » en préparation pour plus de transparence, le flou de la méthode du pouvoir Macron

Où en est une fois de plus le changement avec Macron, celui par qui tout devait être autrement? Exemple de flou dans la méthode Macron ou plus largement « En Marche » s’agissant d’apporter plus de transparence concernant le statut de « première dame » en préparation…

Comme ces prédécesseurs, Macron se trouve pris à son tour dans ses contradictions. Il a bâti son discours essentiel, et la « REM » à sa suite aux Législatives, sur le « pose-toi là » du « plus normal que moi tu meurs » qui a abouti à la suppression « des emplois familiaux » contenue dans projet actuel de loi de moralisation de la vie publique » qui doit être voté prochainement: une décision inadaptée pour deux raisons.

D’une part, parce qu’elle a été en réaction aux abus dont ils ont fait l’objet (si emplois fictifs de parlementaires ont bien eu lieu) un remède qui a tué le malade.

Et d’autre part, parce qu’elle est contredite par l’arrivée d’un système « d’emplois familiaux bis » avec le statut d’épouse en préparation promis à Brigitte Macron…

Ce, alors que ce système qui vient d’être supprimé demandait (voir mon article du 13 07 dernier) des amendements introduisant des règles de contrôle, de transparence et d’information en temps réel concernant son usage.

Tout ça au nom de cette fameuse «disposition inédite, et qui vise à plus de transparence» comme s’étrangle Marc de Boni de le dire dans le Scan Politique du figaro de ce matin, une promesse de campagne qui a été plus mal honorée que si elle n’avait pas été tenue.

À quoi en effet servira la transparence si-chère-au-cœur de Macron, et que cette disposition apportera quand elle ne permettrait que de constater la situation de l’épouse du chef de l’Etat et n’être d’aucun secours pour intervenir en cas d’abus, puisque avec ce nouveau statut, la notion même d’abus aura disparu dès lors qu’il ne sera plus question que de transparence…

Où en est une fois de plus le changement avec Macron, celui par qui tout devait être autrement?


Non! La France (toutes les France) n’est pas responsable de la rafle du Vel d’Hiv’: une France n’est pas la France

La France, c’est toutes les France ou aucune. Pas plus que la France de Vichy, une France n’est la France: La France (toutes les France) ne peut être responsable de la rafle du Vel d’Hiv’: une France n’est pas la France.

Si la France est responsable de la rafle du Vel d’Hiv’ pour Macron, qu’elle ne l’est pas pour Le Pen et qu’elle l’est sans l’être pour Mélenchon, aucun d’eux n’a tort ou raison. Ce qui ne met pas l’un plus haut que l’autre.

C’est la « France de vichy » et elle seule qui est responsable mais la France de Vichy, la seule coupable possible, n’est pas la France car la France de Vichy ou telle autre n’est et ne sera jamais la France.

La France, c’est toutes les France ou aucune. Et toutes les France ne peuvent être responsables de la rafle du Vel d’Hiv’… Et puis la France de Vichy, c’est aussi la conséquence de toute une époque, de tout ce par quoi elle a pu advenir. C’est là d’ailleurs où tout un travail de mémoire reste à faire: celui par lequel – je pense – on sortira tout à fait de tout antisémitisme, racisme et où on pourra enfin parler de tout sereinement… Ce qui est -hélas! – trop loin d’être le cas encore. Oh! Quand la France sera toute la France…

 


«Y-aurait-il une majorité d’imbéciles en France ou quoi»

Pendant qu’on devrait être tout à ce qu’on doit faire, vérité dans l’action oblige et non action dans la vérité, dans un monde où ce qui est convenu prime sur ce qui est voulu… que ne sommes-nous que tout à ce qu’on fait? Y-aurait-il une majorité d’imbéciles en France ou quoi…

Dans un monde où l’accessoire passe pour l’essentiel et l’essentiel pour l’accessoire, où tout n’est qu’à l’endroit en image inversée, où ce qui est convenu prime sur ce qui est voulu, où ce qui est convenu de manière arbitraire passe pour être voulu par ce que doivent nous imposer les circonstances seules… Bref, n’est-il pas temps de chercher point par point une explication pour savoir: quel rôle dans ce jeu de dupes est (a été) le nôtre? Comment de victime devenue bourreau on peut devenir bourreau devenu victime? Comment en est-on arrivé le plus souvent à refuser ce qu’on ne doit pas accepter; et à accepter ce qu’on doit refuser, à vouloir des changements que les circonstances n’exigent ni ne permettent et ne pas vouloir changer ce qu’elles attendent de nous?

Quand les circonstances nous crient, à chaque instant de façon plus pressante, de nous ressaisir, que c’est la vérité dans l’action non tellement l’action dans la vérité comme le dicte notre pouvoir individuel qu’on trouvera le moyen de sortir de tels désordres: quand allons-nous nous ressaisir, y-aurait-il une majorité d’imbéciles en France ou quoi…

Point par point alors allons-nous devoir vérifier tout ça. Et ceci n’était donc là que le premier d’entre eux…


Faut-il que des saints soit joyeux… pour qu’ils ne soient pas «des saint tristes»?

Ça aurait pu être – après tout, pourquoi pas! – un sujet du Bac, or ( ce qui n’est pas moins digne d’intérêt) cette question concerne «LA PENSÉE DU JOUR » que publiait le 14 juillet 2017 ALETEIA: une pensée qu’on cite souvent de ste Thérèse d’Avila, « Puisse Dieu me préserver des saints tristes ».

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LA PENSÉE DU JOUR (CE MATIN SUR ALETEIA) «Tournez sur vous-mêmes comme un morceau d’argile et dîtes au Seigneur : je suis l’argile et Vous, mon Dieu, le potier. Faites de moi ce que vous voudrez»

Donc, de nous demander si, ce que peut signifier aujourd’hui ce que disaient en leur temps de grands personnages comme ste Thérèse d’Avila, correspond toujours à l’idée qu’on se fait de ce qu’ils pouvaient penser vraiment.

Permettez-moi d’en douter. D’où ma question qui nous vient peut-être trop immédiatement à l’esprit: Faut-il que des saints soit joyeux pour qu’ils ne soient pas «des saint triste»? Ce serait trop simple.

Cette pensée touche à quelque chose de plus profond, mais bien sûr, tout dépend aussi de selon comment on est disposé à la recevoir. Pour moi, les « saints tristes dont ste Thérèse d’Avila voulait que Dieu la préserve, ne pouvaient être que ceux précisément qui ne sont pas assez dans la profondeur des choses; c’est-à-dire qui peuvent être justement très joyeux dans leur extérieur, le sens galvaudé que ce mot peut avoir de nos jours, mais au fond tristes quand ils sont trop dans « ce qui est convenu » et qui pèchent de ne pas être à tout le moins assez dans « ce qui est voulu » notamment par Dieu mais également par ce que les circonstances exigent tout naturellement.

Alors, merci à ste Thérèse d’Avila! « Puisse Dieu me préserver des saints tristes ».

LA PENSÉE DU JOUR (CE MATIN SUR ALETEIA) «Tournez sur vous-mêmes comme un morceau d’argile et dîtes au Seigneur : je suis l’argile et Vous, mon Dieu, le potier. Faites de moi ce que vous voudrez»


Loi de moralisation de la vie publique: Quel peut bien être le fin mot de cette loi en préparation 

Ce projet de loi tient-il plus à ce qu’il sous-tend qu’à ce qu’il prétend?
Le Sénat, dernier endroit où des parlementaires pouvaient recadrer le gouvernement quand c’est nécessaire et exercer une opposition qui n’est plus que de façade ou n’a plus aucune envergure à l’Assemblée Nationale, vient – apprend-on – de revenir sur son vote rejetant préalablement la mesure prévoyant la suppression des emplois familiaux
Bientôt donc, – mais fallait-il aller jusques-là? – les parlementaires ne pourront plus faire appel à des membres de leur famille pour recruter des collaborateurs dans l’exécution de leur mission.
Ainsi ne doit-on pas y voir là, non sans raison, une atteinte de plus faite à l’image de la famille, un remède de cheval qui tue le malade… ou une énième tentation de légiférer d’après des faits divers comme l’aurait fait observer Catherine Tasca (PS)… Et, de nous demander aussi « quel peut bien être le fin mot de cette loi en préparation »…
Ou plutôt: comment espérer seulement une loi de moralisation-de-la-vie-publique digne de ce nom avec à l’Elysée Macron et au Parlement des députés toutes tendances confondues qui se sont pour la plupart fait élire en laissant Fillon porter le chapeau de tout ce que peut représenter de négatif qu’on doit à la vie publique menée pendant ces quarante dernières années.
Alors, quel peut être le fin mot de cette loi? Quand ce qui l’a inspirée n’a été d’autre qu’un slogan à des fins électorales (pendant les Législatives), de resserrage (après) des effectifs qui a vu le départ des Bayrou devenus encombrants; et qui est (maintenant) en train de devenir le couteau suisse du camp « En Marche » leur permettant d’introduire au pas de charge toutes sortes de règlements à la sauce tout est bon au nom de la moralisation de la vie publique pour dénaturer à la barbe des citoyens le fonctionnement du Sénat tel qu’il a été défini par les institutions… et faire croire à de réels et souhaitables changements… La réponse est dans la question: elle tient plus à ce qu’elle sous-tend qu’à ce qu’elle prétend…
La suppression des « emplois familiaux » ou quand le remède tue le malade: voilà où cette loi aura conduit dans ces conditions. Si personne ne se lève. Tout ça au nom « des nombreux abus » – qui ont perduré pendant des décennies sans gêner personnes – et auxquels est-il dit « ce système a en effet ouvert la porte ». Non! Le coupable, c’est l’absence de contrôle, de transparence et d’information en temps réel (appelons ça comme on veut)… 
Et je trouve très grave que le Sénat soit revenu sur son vote de rejet. À quel(s) autres abus cette loi « de moralisation de la vie publique » ouvrira-t-elle la porte » maintenant? C’est toute la question aussi/ comme de se demander à quoi sert encore le Sénat que tout le monde voulait supprimer bêtement il y a quelques mois. Parce que le Sénat serait malade, est-ce cela que veut Larcher son Président: le convenu plutôt que, le voulu; c-à-dire qu’on le soigne comme il se doit; soit, selon les principes d’un démocratie qualitative, non quantitative…

 


Vérité en action: les chiffres en politique et l’usage abusif qu’en font les hommes de pouvoir

S’il est un sujet très important auquel les citoyens doivent s’intéresser sans trop attendre, c’est bien celui concernant l’usage abusif des chiffres qu’en font les hommes au pouvoir quand ils sont – ajouterai-je  – des hommes de pouvoir au lieu d’être des hommes d’autorité.

Un sujet qui se décline en deux axes : 1) l’usage abusif des chiffres en politique. Et 2) les responsables politiques (hommes ou femmes de pouvoir) en cause.                        

les chiffres et leur usage abusif en politique. On pourrait multiplier les exemples mais en voici un de récent et très significatif de la situation. C’est le cas de l’usage abusif des chiffres en politique qui est très ancien et qui a tout récemment profité à Macron dont – je le maintiens – l’arrivée à la tête de l’Etat et celle de toute sa suite au Parlement et ailleurs étaient dans les tuyaux depuis longtemps.

Sa percée fulgurante en politique n’étant que le résultat d’une mise en scène umpsiforme pour laquelle l’usage abusif des chiffres à joué à plein. La dramatisation des chiffres du chômage de masse au point qu’ils ont été gonflés à l’hélium en est une parfaite illustration. Auparavant, on multipliait les stages en formation, les emplois aidés pour masquer l’état réel du chômage. Quand soudain, jamais ses chiffres n’avaient-ils été aussi désastreux que transparents.

Sous Hollande déjà; lorsque, (comme par hasard) dans le contexte d’un sarkhollandisme et d’un retour de Sarkozy tous deux en panne, Macron rentrait en scène comme l’homme de la situation: l’homme nouveau, le deus ex machina, celui -pfft!- qui allait, quarante ans à retardement, maintenant que tout était en place pour que le système fasse sa mue, « rompre » avec les pratiques anciennes jugées comme par enchantement désormais stériles.

Quand par ailleurs on sait que la dette publique colossale a en grande part financé le chômage de masse non moins colossal, et que cette dette doit être financée quant à elle par les retombées socio-économiques que doivent permettre les mesures antisociales voire asociales contenues dans les réformes du code du Travail que le pouvoir Macron veut mettre en place par ordonnances, on a bien là les caractéristiques d’un usage abusif des chiffres.

les responsables politiques (hommes ou femmes de pouvoir) en cause. Et ces pratiques, qui sont monnaie courante ont des effets négatifs considérables sur la vie sociopolitique quand ils émanent de responsables politiques de haut rang dont le recours à celles-ci est la marque des hommes de pouvoir, les faux hommes ou femmes d’autorité, prêts à tout pour arriver à leurs fins égocentriques.

On comprend mieux comment, ceux-là mêmes qui font courir le monde à sa perte, peuvent avoir le culot de prétendre que c’est par eux qu’il  sera sauvé.

Ce sont des hommes de pouvoir qui ont la particularité surtout de vouloir avoir pour avoir, prendre les moyens pour des buts et les buts pour des moyens; se montrant en cela à l’envers de tout fonctionnement normal humain d’homme au pouvoir qui voudrait que ce qui doive être, advenir prime toujours sur le reste.

Alors je reviendrai sur cet usage abusif des chiffres si cet exemple ne suffisait pas; avec l’affaire ou autre du « trou de 9 milliard d’euros environ » dans le budget 2017 Macron et consorts sans conteste possible ne pouvaient ignorer contrairement à ce qu’ils ont prétendu… Mais le but est tout tracé maintenant. C’est celui de la vérité en action qui sur ces questions nous appelle à susciter en nous et autour de nous des hommes d’autorité, des hommes qui prennent conscience du jeu de dupes du système et de leur capacité à pouvoir le renverser s’il le fallait. Bref, des gens qui ne marchent plus….


«changer ce qu’on ne doit pas accepter», c’est un impératif pour des hommes libres…

C’est l’aboutissement de plus de 40 ans de politique « umpsiforme » menée, de mandature de droite en mandature de gauche, par des partis de gouvernement dont l’exercice du pouvoir n’est plus alternatif qu’à travers des majorités qui se font et se défont de gré à gré en fonction des visées opportunistes d’une oligarchie.

« La démocratie est devenue le paillasson du pouvoir et l’otage d’un contre-pouvoir stérile, amorphe. Le peuple va ne devoir plus compter que sur lui ».

Il n’y a plus de représentation nationale digne de ce nom dans aucune Assemblée. Ce, d’autant plus que dans ce contexte de République bananière il n’y a plus non plus de contre-pouvoir que pour lui-même, si on en croie les échecs successifs de tous ceux qui s’en prévalent et qui ne font que battre l’estrade sans succès, nous tenant en otage d’élection en élection.; tout juste bons pour faire parler d’eux sur le dos de la précarité grandissante.

Quand le peuple va se réveiller, les yeux bien en face des trous devant ces réalités, qu’il comprendra enfin ce que veut dire changer ce qu’on ne doit pas accepter, c’est par lui que viendront les réformes dont le pays a besoin… Sans colère, sans violence, il fera plier les gouvernements…

Les syndicats, la prétendue relève, les intellectuels ont échoué. Le pouvoir Macron pourra aller se rhabiller. Il n’est là que parce que les précédents l’y ont mis et fera ce que le peuple lui dira de faire. Celui-ci aura pour lui tous les moyens de comprendre ce qu’il se passe, ce qu’il doit faire et comment il peut agir…

«changer ce qu’on ne doit pas accepter», c’est un impératif comme aller voter en conscience dimanche…


Le boycott des médias, notre «colline de l’Aventin» contre le rouleau compresseur En Marche

Maintenant que la démocratie est devenue le paillasson du pouvoir et l’otage d’un contre-pouvoir stérile, absent, le peuple ne devra plus compter surtout que sur lui.

Pour se sortir de ce mauvais pas, il doit pour cela regarder les choses en face: nous sommes revenus «en 494 avant Jésus-Christ», au temps de la «Sécession de la plèbe», comme en témoigne le taux record d’abstention d’après l’ancien conseiller de François Mitterrand Jean-Claude Barreau, quand – nous dit-il  dans le Figaro Vox d’hier – des citoyens pauvres de Rome s’estimant bafoués » se retirèrent sur la colline de l’Aventin et que les Patriciens… obligés de faire des concessions… furent créés les «Tribuns de la plèbe», inviolables et sacrés, chargés de défendre le peuple».

Dans la Rome actuelle où tout homme est réduit à sa situation socio-économique; à celle de ses parents… nous sommes ces personnes bafoués par des patriciens des temps modernes appartenant par la naissance à la classe supérieure des citoyens romains d’aujourd’hui.

Notre colline de l’Aventin où aller se trouve dans le boycott de certains médias, télévisions…

Dans le droit fil de cette abstention massive qui avait tout du boycott électoral, c’est le seul moyen pour retrouver un équilibre avec le pouvoir en l’absence de tout contre-pouvoir crédible, fiable, efficace. Ceux qui prétendent l’incarner sont de plus en plus englués dans des batailles d’ego, nous promettent toujours le renouveau mais qui ne font-ils, à part participer à des émissions, animer des réunions, vendre des livres sur le dos souvent de la précarisation grandissante de la société, réduire l’élitisme aux gens de leur milieu,? Que font-ils à part ça? Pas grand chose.

La Démocratie En Marche. En nous inspirant donc « des citoyens pauvres de Rome » pour toute colline de l’Aventin nous n’avons qu’à lui tourner le dos par un boycott de ces médias… Avec près de 23 millions d’abstentionnistes organiser un boycott massif des médias, émissions, consommation bien ciblés est très faisable.

Ça  pourrait avoir un premier effet économique permettant de répondre quelque peu aux besoins des plus démunis et dans un second de faire pression sur l’économie dominante qui serait obligée d’écouter le peuple.

Sous l’instigation de Gandhi et le mot d’ordre de qui plus un hindou ne devait plus acheter de vêtements de l’occupant anglais, les Indes ont pu retrouver leur indépendance.

Notre «colline de l’Aventin». Toute l’économie tourne de plus en plus autour de la pub, mettons tous ceux qui en vivent de notre côté en les obligeant à faire agir, le gouvernement, l’Etat, pour que les mesures que le peuple attend depuis des décennies soient enfin prises.

Ces derniers sauront où faire les coupes budgétaires et autre pour que la cause du peuple soit enfin entendue.

Tant que la République En Marche n’aura pas de Démocratie En Marche face à elle, tant que des pertes financières élevées ne pèseront pas sur le pouvoir, le saccage du code du Travail, l’un des gros problèmes auquel il faudrait s’attaquer en premier, continuera à faire ses ravages sous couvert pompeux de réforme, de cadre d’un dialogue qui n’a de social que le nom.

Et pour n’être plus le paillasson des uns ni l’otage des autres quelle troisième voie reste-il: La Démocratie En Marche dont le boycott des médias… est un levier tout indiqué, un bulldozer contre lequel à taille égale un rouleau compresseur En Marche ne peut rien…


la démocratie devenue le paillasson du pouvoir et l’otage d’un contre-pouvoir décevant

De mandature en mandature, la démocratie ne peut indéfiniment être le paillasson du pouvoir et l’otage d’une société civile auto-proclamée, opérante aux calendes grecques, qui nous promet toujours le renouveau mais qui ne fait que vendre des livres, sur le dos de la précarisation grandissante de la société, réduire l’élitisme aux gens de leur milieu, monopoliser le contre-pouvoir dont ils empêchent tout exercice seulement potable.

Rien qui n’ait pu empêcher la disparition pure et simple du politique au profit de l’économisme, le broyage de millions de gens, fiscalement, socialement, économiquement et surtout humainement.

Mais c’est alors que François Xavier Bellamy dit que « tout commence ». Non! C’est là que tout recommence comme avant, et pour cinq ans encore parce que tout est déjà joué à quatre jour du deuxième tour … À part quelque rares exceptions comme Jean-Frédéric Poisson qui peuvent encore sauver la face, après on n’aura plus que des NKM que Macron voudra laisser passer pour « bons et loyaux service » rendus aux piétineurs de la démocratie que le pouvoir économique en place exècre…


La démocratie passée hier sous le rouleau compresseur « En Marche »

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Hier 11 juin à 00:31 h sur BFMTV

Que de temps perdu, d’énergie gaspillée, de souffrance pour rien, alors comment parler de victoire écrasante des Marcheurs quand celle-ci a été obtenue sur plus de quarante ans de vie politique déplorable qui leur ont ouvert un boulevard.

Peut-on seulement parler de victoire quand elle est acquise sur la démocratie foulée aux pieds, sur l’exploitation trompeuse des chiffres du chômage, sur le dos de la paupérisation et de la précarisation de la société « en marche » depuis des décennies.

Comment parler de marcheurs pour désigner ceux qui ne font que la piétiner.

Comment ceux qu’on aurait dû envoyer promener ont pu devenir ceux qui vont siéger en masse au Parlement.

Depuis plus de dix ans maintenant,  des opportunistes profitent de ces circonstances historiques catastrophiques en subordonnant les moyens que donnent, par la captation du pouvoir par les procédés insidieux du marketing, les institutions au service d’une caste.

En 2007, ça a été au tour de celle de la sarkozie. En 2012, de celle de la hollandie.

Maintenant que voilà celui de la marconie en marche, allons-nous encore longtemps laisser se succéder dans le pays des castes de plus en plus avides de gloire personnelle profiter de ces circonstances au service cette fois du pouvoir économique qu’ils détiennent.

Non! Et commençons par reconnaître qu’en fait de victoire écrasante des marcheurs, ce serait plus juste, plus fidèle à la réalité, de parler de démocratie passée sous leur rouleau compresseur.

Puis de nous mettre en demeure de sauver tout ce qui pourra l’être dimanche prochain. Restera ensuite aux citoyens de tout faire pour reprendre la main sur tous ceux de tous bords qui devaient nous libérer de la tyrannie et en ont été – le mot est faible – incapables, trop préoccupés qu’ils sont par leurs querelles d’ego dans lesquelles sont eux-mêmes tombés les citoyens.

On est plus à cinq ans près tellement on est dans la panade! Un travail énorme nous attend. Un travail de professionnels pour les affaires courantes et de non-professionnels pour le reste. La politique doit être l’affaire de tous. C’est cette dichotomie insupportable faîte entre ces catégories de personnes qui est responsable de la débâcle. C’est pourquoi dimanche prochain, tout ce qui pourra être sauvé devra l’être. Après il nous faudra jouer donnant donnant, élément après élément. On est plus à cinq ans près!


Peut-on parler de «Berezina des vieux partis politiques»?

«Journaliste à La Gazette des Communes, Jean-Baptiste Forray» expliquait dans un article publié dernièrement dans le Figaro Vox comment selon lui, «suite aux échecs des partis traditionnels lors des dernières élections présidentielles, les législatives risquent d’entraîner leur disparition».

Ce politologue crie à «l’incurie des vieux partis, privés de chef, de militants et de projet»… Ne voit-il pas que tout cela n’est que du spectacle, l’image que ces partis veulent donner d’eux afin d’autre chose?

La Berezina a été l’échec de François Fillon qui aurait été le nouveau président s’il avait su anticipé le massacre médiatique que lui ont valu ses rapports excessifs à l’argent. Lui seul était de taille pour affronter Emmanuel Macron. Marine Le Pen devenait l’adversaire idéal pour alors.

Et si la Berezina a été l’échec de François Fillon, c’est pour la France qui ne méritait pas Emmanuel Macron, le candidat avant tout du pouvoir économique et de toute la classe dirigeante disséminée dans ces « vieux partis politiques ».

Or, les membres de cette classe dirigeante se devant, dans le contexte de crise sociale grave que nous traversons, de se serrer les coudes derrière Emmanuel Macron sous peine de perdre le pouvoir, n’ont eu que le recours d’effondrer ces vieux partis qui renaîtront de leurs cendres à la première occasion que la nécessité leur commandera de remettre sur pieds.

Et derrière tout ce mélodrame qui se joue dans ces partis où se succèdent les épisodes les montrant frappés de disparition à chaque fois que ça les arrange, pour faire plus vrai, le fond de tout cela reste selon moi de la mise en scène: ces partis n’ayant d’autre but principalement que de canaliser les électeurs.

Si là-dedans on peut être sûr d’une chose c’est que, le jour où en France on sera aussi bon sur les plans social, économique… qu’en matière de théâtralisation de la vie politique, on sera les meilleurs…


LREM, une nouvelle génération d’âge du politique, non une nouvelle génération d’idées..

LREM, une nouvelle génération d’âge du politique, non la prétendue nouvelle génération d’idées qui allait tout changer, nous débarrasser du système politique qui nous lamine depuis des décennies.

Si on en croit les sondages qui les donnaient récemment loin devant le LR et le FN, plus que 2 jours pour s’en inquiéter avant que les Marcheurs n’assaillent le Parlement de la majorité des sièges dès seulement de ce premier tour des Législatives.

En Marche! n’a-t-il pas surtout que l’apparence du mouvement qui se voulait issu d’une nouvelle génération d’idée comme en témoignent les chamailles auxquelles se livrèrent dernièrement Corinne Lepage et François Bayrou au sujet de leur partage des circonscriptions dont Tristan Quinault Maupoil rendait si bien compte dans son article sur « Corinne Lepage «ulcérée» «par les prétentions»  de Bayrou« , son vrai visage n’est que celui d’une nouvelle génération d’âge qui ne vise qu’à assurer une relève des « anciens », non à s’en détourner comme il en était tant question…

Tous ceux dont on ne voulait plus se sont éclipsé pour faire bonne mesure, mais ils sont toujours là comme on va très vite s’en rendre compte, une fois passées les Législatives. Et – selon les mots de Corinne Lepage visant François Bayrou, son adversaire de l’intérieur du moment –  « la vieille politique » reprendra très vite le dessus. Alors, les marcheurs peuvent courir et les autres se désoler, c’est une nouvelle génération d’hommes dont il faut nous doter qui nous fera dire à la fois que le temps de la démocratie est venue, que ces dernières élections – « Berezina » d’hier et « Waterloo » de demain, ni l’âge du capitaine n’y pourront jamais rien changer.

Oui! le temps n’a jamais été celui vraiment de la démocratie. Du moins, non en substance. Quand bien même on y serait presque, que le chemin restant serait proche, une affaire résultant du simple cours des choses, combien d’entre nous mourraient de soif à quelques mètres d’une oasis de croire cela si la traversée du désert qui reste à parcourir était de type saharien?

On pouvait s’estimer heureux il y a un siècle ou deux d’être presque en démocratie de n’être que près d’être en démocratie. Mais d’être toujours presque ceci, presque cela, c’est à la fin n’être toujours que près du but espéré. Cette démocratie n’a de comparable que la carotte de la fable qui est tendue au bout d’un bâton pour faire avancer l’âne de sorte à le faire avancer sans jamais qu’il puisse l’attraper.

Voilà à quoi ressemble la démocratie que brandissent ceux qui ne veulent pas qu’on la voit plus loin que le bout de notre nez! Pendant qu’il suffirait de lever les yeux un peu plus haut. À suivre…


Est-ce si important que le futur premier ministre soit de droite ou non

Maintenant qu’Emmanuel Macron est officiellement le nouveau Président de la République la question revient avec plus d’acuité que entre les deux tours: qui va être le futur premier ministre? L’enjeu sans doute étant tout de suite de tâter le pouls du mental post-présidentielles des électeurs, le Figaro.fr demandait hier matin à ses lecteurs s’ils souhaitaient qu’un responsable de droite devienne le premier ministre d’Emmanuel Macron.

Est-ce cependant si importance pour les français qu’un responsable de droite ou non devienne le 1er ministre de Emmanuel Macron, quand pareille question ne concerne surtout que tous ceux tant à droite qu’à gauche qui ont appelé à Voter Macron; et ce, moins contre le vote Le Pen que pour que pas une voix ne manque à Macron ni au 2nd tour dimanche dernier ni dans un mois aux Législatives, – leurs dernières préoccupations restant de savoir quelle sera leur stratégie la plus payante pour disposer de tous les leviers au Parlement le mois prochain. C’est tout. Globalement, deux possibilités s’offrent à eux qui correspondent à deux calculs politiciens : vont-ils plutôt devoir faire campagne dans les jours qui suivent pour faire émerger au Parlement une opposition de façade à droite comme précédemment ou bien cette opposition de façade devra-t-elle être de gauche…

Car, maintenant que le voilà Emmanuel Macron Président, les conditions sont réunies pour que tout continue comme avec François Hollande. Et la prochaine opposition sera de même nature que la précédente : elle prêtera le flanc au pouvoir ni-gauche ni-droite Macroniste le plus souvent, comme l’opposition a prêté le flanc à la majorité sous Hollande.

Quoiqu’il en soit concernant donc les décisions outrageuses à faire gober aux citoyens, tous les passages en force seront permis contre les levées de boucliers de façade que la nouvelle opposition ne manquera pas d’exercer.

Avec ça, c’était Emmanuel Macron, pas plus tard qu’il y a 8, 10 jours, qui se faisait le garant pour que l’Histoire ne se répète pas!!!


Aurons-nous un Valls à l’envers à Matignon en 2017

La question se pose déjà, par ci et par là, comme si tout était joué d’avance que ce serait Macron notre prochain Président de la République, comme pour troubler aussi ceux qui hésitent et veulent réfléchir encore. Mais quel mépris du peuple, de la démocratie ai-je pensé que de vouloir ainsi tout jouer d’avance. Et puis le déclic m’est venu de penser à Gandhi ce grand homme d’action tant admirable et admiré qui disait que  « Les buts ne sont pas supérieurs aux moyens qui ont permis de les atteindre »…

Que la droite gagne aux Législatives ne changera rien si Macron passe. Si! On aura tout de même quelques têtes nouvelles qui apparaîtront, un jeu de chaises musicales hors du commun.

Pour le reste ce ne sera que l’illusion du changement car, la victoire de cette droite, celle qui a appelé à voter Macron, ne nous ferait pas sortir de la démocratie de façade en place, marquée à gauche comme à droite par une emprise, du pouvoir économique et administratif, sur le politique.

Si donc cette droite passe, on aura au mieux une cohabitation de façade et au pire une coalition de celle-ci à Macron. Et dans le cas contraire où elle perdrait, notre droite de façade retombera dans l’opposition de façade qu’elle a pratiquée avec le pouvoir hollandais ces cinq dernières années.

Si par contre Macron ne passe pas, avec Le Pen et sa vision de l’économie et autre que seuls ne partagent qu’une minorité pour en faire un but pourrait être l’un des moyens pour en finir avec quarante ans de comédie inhumaine du pouvoir car rien ne serait joué d’avance pour elle et son parti aux Législatives si elle était élue… tandis qu’avec Macron, si! Avec lui tout est manigancé, « En Marche »-on ne-sait que trop-vers-où… N’est-il pas tant alors, sous l’égide de Gandhi disant que « les buts ne sont pas supérieurs aux moyens qui ont permis de les atteindre », n’est-il pas tant de s’apercevoir que si, comme le dit si complaisamment le grand journaliste du Figaro Guillaume Tabard pour qui Macron serait « le candidat des solutions ». Le Pen ne serait-elle pas quant à elle la candidate des moyens qui permettraient de les atteindre?

Juste une question comme ça, à laisser trotter dans notre tête – jusqu’à dimanche bien sûr! Après, il sera trop tard, etc.


Que vaut l’appel à voter Macron de Alain Juppé?

Que vaut l’appel à voter Macron de Alain Juppé?

Il loue Macron pour son sang-froid paraît-il. Ce, pourtant, tandis que la politique du premier est en grande partie coresponsable de la politique en place, pendant que Macron dit la combattre.

Qu’est-ce qui les rapproche donc tant que ça alors, si ce n’est justement que leurs conceptions divergentes de la politique ont par contre en commun qu’elles reposent sur des principes de causalité et non sur des principes d’équilibre sans la prise en compte desquels on arrive à n’en pas douter à de tels paradoxes.

En outre, une politique digne de ce nom doit-elle faire autre chose précisément que de mettre en équilibre l’économie et le social de sorte qu’il y ait toujours une interaction bénéfique de l’une sur l’autre.

Quand Alain Juppé a-t-il soutenu des politiques basées sur des principes permettant un équilibre entre l’économique et le social alors qu’il ne peut pas ne pas être coresponsable de toutes celles qui ont conduit à des phénomènes de masse du chômage, de l’échec scolaire sans précédent.

Où Emmanuel Macron peut dire quant à lui que ce qu’il propose va dans ce sens alors que sa ligne politique est fondée sur le primat économique du social allant ainsi dans le droit fil de se que soutenait Hollande disant que le social devait être le moyen de l’économie et plus l’inverse.

Dans ces conditions c’est important de le rappeler, que vaut l’appel à voter en faveur de Macron de Alain Juppé: pas plus que celui de laisser à chacun surtout le soin de voter en son âme et conscience.

 


Macron a fait un discours de banquier devenu premier ministre et non de Président

Macron a fait un discours de banquier devenu premier ministre et non de Président et de chef-d’Etat. Rien de l’homme aussi compétent qu’on le dit donc pour exercer de telles fonctions. Avec lui, seul le primat de l’économie compte et non celui de l’équilibre entre l’économie et le social, entre la gauche et la droite.. tout est bon alors pourvu que l’économie prime donc sur le social.

C’est pourquoi tant de membres influents de la majorité-et-de-l’opposition le soutiennent parce que Macron celui devant qui ils s’inclinent par révérence et non prétendument car il serait le meilleur pour reprendre le pays en main ou autre « farines ». Il est surtout celui qui travestit le mieux l’impression de changement que les français espèrent en vain depuis des décennies. Il n’a de nouveau sur eux qu’une génération d’âge mais la génération d’idée est la-même. Et si ses orientations politiques diffèrent, ce n’est qu’en raison de considérations chronologiques. Macron n’est là que pour faire passer la politique menée jusqu’à présent au stade suivant qui ne peut être que différent…

Que veulent-ils « maintenant » ces braves gens qui n’ont fait que privilégier pendant 40 ans le primat du social sur l’économique qui a conduit à tous les phénomènes de masse du chômage, de l’échec scolaire et autre…

Ils veulent de l’excès inverse au-leur, c-à-dire dans lequel Macron s’apprête de nous faire tomber parce que, leurs visions dévoyées de la vie politique vont de pair…

D’un côté on a 40 ans de substrat politique… propice au primat social de l’économie qu »on a connu jusque-là; et de l’autre – avec Macron qui aurait pu s’appeler Bayrou, Barouin ou autre – on a le primat économique du Social.

Hé bien, il faut leur dire non! Car s’il est vrai que  «le leader d’En marche ! a dominé son adversaire sur les questions économiques», il n’est pas en mesure de répondre correctement aux attentes légitimes des français ni aux besoins vitaux de la France qui est nécessaire pour son redressement.